mercredi 1 février 2012
Le bleu est une couleur chaude - Julie MAROH
Glenat, 31 mars 2010, 156 pages
Résumé de l'éditeur :
La vie de Clémentine bascule le jour où elle rencontre Emma, une jeune fille aux cheveux bleus, qui lui fait découvrir toutes les facettes du désir et lui permettra d'affronter le regard des autres.
Mon avis :
Une très belle histoire d'amour, avec ses difficultés, ses embûches et ses joies.
Un dessin qui sort littéralement du cadre, donnant l'impression d'être juste esquissé, comme s'il ne voulait pas de trait définitif sur cette belle histoire.
Un arrière-plan peut présent, pour laisser toute la place aux personnages.
Quelques touches de bleu, pas assez à mon goût. Dommage.
L'image que je retiendrai :
Celle du coup de foudre dans la rue, sur un passage clouté.

mardi 31 janvier 2012
Un bûcher sous la neige - Susan FLETCHER
Plon, 26 août 2010, 400 pages
Résumé de l'éditeur :
Au coeur de l'Ecosse du XVIIe siècle, Corrag, jeune fille accusée de sorcellerie, attend le bûcher.
Dans le clair-obscur d'une prison putride le Révérend Charles Leslie, venu d'Irlande espionner l'ennemi, l'interroge sur les massacres dont elle a été témoin. Mais, depuis sa geôle, la voix de Corrag s'élève au-dessus des légendes de sorcières, par-delà ses haillons et sa tignasse sauvage. Peu à peu, la créature maudite s'efface ; du coin de sa cellule émane une lumière, une sorte de grâce pure. Et lorsque le révérend retourne à sa table de travail, les lettres qu'il brûle d'écrire sont pour sa femme Jane, non pour son roi.
Chaque soir, ce récit continue, Charles suit Corrag à travers les Highlands enneigés, sous les cascades où elle lave sa peau poussiéreuse des heures de chevauchée solitaire. Chaque soir, à travers ses lettres, il se rapproche de Corrag, la comprend, la regarde enfin et voit que son péché est son innocence et le bûcher qui l'attend le supplice d'un agneau.
Mon avis :
Voici un roman qui m'a propulsé (littéralement) au coeur de l'Ecosse du 17e siècle.
Tout y est rude : la vie, la guerre. D'autant plus pour Corrag, qui se tient en retrait du village. Mais qui va aussi soigner, grâce à ses plantes, les maux des uns et des autres. Petit à petit, elle trouve sa place dans le clan MacIain.
Ce roman chante également l'amour de Corrag pour les Highlands, et qui a déjà porté ses pas en cette contrée ne peut qu'être en accord avec elle.
C'est également un roman sur l'amour et le respect de la nature et de ses bienfaits.
Un roman sur l'Amour, aussi. Même si la mère de Corrag lui a interdit d'aimer, elle ne peut s'empêcher de tomber amoureuse d'un fort et vaillant Highlander.
J'ai lu ce livre comme un roman, mais j'ai découvert, dans les dernières pages, qu'il était historique. Le récit d'une vie en marge, forte et belle.
L'image que je retiendrai :
Celle de Corrag, les cheveux au vent, parcourant la lande et donnant au paysage ses propres noms.

dimanche 29 janvier 2012
Conte d'exploitation - Dominique SIGAUD
Actes Sud, 2 février 2011, 213 pages
Résumé de l'éditeur :
Lundi matin, réveil difficile pour la commissaire Régine Partouche : la réunion avec Pucheu, son supérieur, lui donne envie de rester au lit... La nouvelle politique de management a causé des dégâts au sein des équipes. L'ambiance est au flicage...
Elle avait d'ailleurs raison de redouter la réunion : Pucheu lui apprend qu'un travesti brésilien a été retrouvé mort devant la librairie de son mari. Pur hasard ou volonté de la viser ? Les faits lui rappellent une affaire résolue trois ans plus tôt, mais Pucheu confie l'enquête à l'inspecteur Darnando, le mouchard, et éloigne la commissaire en la chargeant d'une autre affaire, l'assassinat d'une peintre, Hortense Majera.
Partouche va mener les deux enquêtes de front. La première, l'officieuse, avec l'aide de ses anciens collaborateurs, la conduit sur la piste d'un lupanar. La seconde, l'officielle, menée avec sa nouvelle équipe composée d''hommes de Pucheu'', lui fait découvrir l'univers de la peintre Majera, une femme de convictions, et son dernier commanditaire, un industriel aussi froid que retors.
Politiquement en guerre contre les nouveaux usages du pouvoir, Régine Partouche tente de contrer sa hiérarchie grâce aux préceptes de L'Art de la guerre et aux conseils avisés de sa psychanalyste. Sera-t-elle de taille face à des adversaires de plus en plus clairement décomplexés ?
Mon avis :
Voilà un roman dans l'air du temps. Le personnage principal y fait de nombreuses réflexions et appartées sur la vie politique actuelle, l'officielle et la people.
Un humour sympathique, parfois décapant, mais pas trop.
Deux enquêtes rondement menées sans temps morts.
Mais je suis étonnée que l'auteure n'ait pas mis un pluriel dans son titre, car il est question de deux façons d'exploiter les gens. Un conte sur les exploitations possibles de l'homme par l'homme. Heureusement, Partouche connait son "art de la guerre" par coeur.
L'image que je retiendrai :
Celle du départ de l'enquête : un travesti retrouvé dans un conteneur à ordure avec ses cou... dans la bouche.

samedi 28 janvier 2012
Tag : Etre ses livres
Un tag que m'a refilé Lilba, (merci ma belle) qui veut que je me décrive à travers mes lectures de l'année écoulée.
Décris-toi : L'origine du silence
Comment te sens-tu : En avant, route !
Décris là où tu vis actuellement : Isidore Tiperanole et le strois lapins de Montceau-les-Mines
Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : Le pays oublié du temps
Ton, ta, tes meilleur(e)(s) ami(e)(s) est(sont) : Des adhésifs dans le monde moderne
Toi et tes amis, vous êtes : Le chaman et le psy
Comment est le temps : Fifty-fifty
Ton moment préféré de la journée : Le dîner
Ton animal préféré : Ben là, j'ai pas trouvé un titre avec des chats...
Ton moyen de transport préféré : La cote 400
Ta passion : Des fleurs pour Zoé
Le défaut qui t’horripile le plus : guerre sale
Les qualités que tu préfères : La distribution des lumières
Le métier qui ne te fait pas rêver : L'astronome aveugle
Ton histoire d’amour : Le magicien
Qu'est-ce que la vie pour toi : Le chemin des âmes
Ta peur : La nuit de l'oracle
Comment aimerais-tu mourir : La virevolte
La condition actuelle de mon âme : Elles vivaient d'espoir
Ton rêve le plus cher : Proust contre la déchéance
Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Pourquoi les gentils ne se feront plus avoir
Ce TAG est maintenant à qui veut le reprendre.

vendredi 27 janvier 2012
La vengeance du loup - Jacques MAZEAU
Editions du Masque, 9 février 2011, 430 pages
Résumé de l'éditeur :
A Mende, comme chaque soir, Eugène, le cantonnier, fait sa ronde au cimetière. Quelle n’est pas sa surprise lorsqu’il trouve la tombe des Lefort –des notables de la région - descellée et le couple, morts depuis quelques années, en train de se quereller comme des chiffonniers entre les tombes ! Saisi d’effroi, Eugène s’évanouit. Le récit du cantonnier émeut la ville et la police, mais pas les enfants Lefort qui le font passer pour fou. Une enquête est ouverte et, quelques jours plus tard, alors qu’un loup a été aperçu aux abords du cimetière, Eugène est retrouvé égorgé.
Muriel Lacan, une parapsychologue de Toulouse, est appelée sur les lieux et se fait aider dans son enquête par son complice de toujours, Michel Fabre, agent de la PJ.
La mort d’Eugène va faire ressurgir de vieilles histoires de vengeance familiale, et propulser sur le devant de la scène le docteur Merlieux. Figure locale très appréciée de la gent féminine, il est psychiatre et psychanalyste mais les sciences occultes n’ont aucun secret pour lui… Au fil du temps, le mystère s’épaissit. Muriel et Michel auront bien du mal à résister aux forces du mal qui semblent se déchaîner dans la région.
Mon avis :
Qu'il fait froid à Mende en décembre, la ville est comme repliée sur elle-même. Les personnages sont peu nombreux, mais ils cachent bien leur jeu, ce sont tous des taiseux.
Même la femme d'Eugène se tait, elle qui pourrait en dévoiler, des secrets, sur la famille Lefort.
Sans oublier Hugo, le fils de la fille Lefort, qui, la nuit, se transforme en loup pour à la fois effrayer les méchants et aider les gentils.
Vous l'avez compris, il ne faut pas avoir l'esprit trop cartésien pour adhérer aux propos de l'auteur.
Mais il sait si bien raconter son histoire, planter ses personnages et nouer les fils de l'intrigue, que je me suis laissée entraîner dans cette aventure lycanthropique.
Et puis il y a aussi le vrai méchant, le docteur Merlieux, qui détient une connaissance magique afin d'influencer les esprits faibles.
Un vrai régal, si on sait se laisser prendre au charme de la plume de l'auteur.
L'image que je retiendrai :
Celle de la neige qui recouvre tout, empêchant parfois les personnages d'aller travailler (je connais, dur, dur...)

jeudi 26 janvier 2012
Tag de l'abécédaire






















