Mot-à-mots

J'ai commencé ma vie comme je la finirai... Au milieu des livres (Jean-Paul SARTRE)

Le chat passe à table - Philippe GELUCK

51YxsJfdq3L

Casterman, 8 octobre 2014, 192 pages

Résumé de l'éditeur :

Depuis qu'il est redescendu parmi nous (par minou ?) après avoir endossé le rôle de Dieu, Le Chat revient à sa préoccupation première : nous mettre les zygomatiques en feu. Le Chat balance et flingue à tout va : il passe à table, crache le morceau, met les bouchées doubles et n'y va pas avec le dos de la cuillère.

Mon avis :

Si j'avais aimé le précédent album double du Chat (La Bible selon Le Chat), je dois avouer que je cherche encore le fil directeur pour ces deux albums.

J'ai aimé certaines réflexions, d'autres moins, voire beaucoup moins. Mais dans l'ensemble, je reste une inconditionnelle du personnage.

87363545_o

 

Merci Monsieur Gilles Paris pour l'envoi de cet album.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par Alex mot a mots à 12:48 - Auteurs en G - Vos impressions [14] - Permalien [#]
Tags :



Les neuf cercles - R.J. ELLORY

41pNVCpTVVL

Sonatine, 2 octobre 2014, 573 pages

Résumé de l'éditeur :

1974. De retour du Vietnam, John Gaines a accepté le poste de shérif de Whytesburg, Mississippi. Une petite ville tranquille jusqu'au jour où l'on découvre, enterré sur les berges de la rivière, le cadavre d'une adolescente.

La surprise est de taille : celle-ci n'est autre que Nancy Denton, une jeune fille mystérieusement disparue vingt ans plus tôt, dont le corps a été préservé par la boue. L'autopsie révèle que son cœur a disparu, remplacé par un panier contenant la dépouille d'un serpent.

Traumatisé par le Vietnam, cette guerre atroce dont " seuls les morts ont vu la fin ", John doit à nouveau faire face à l'horreur. Il va ainsi repartir au combat, un combat singulier, cette fois, tant il est vrai qu'un seul corps peut être plus perturbant encore que des centaines. Un combat mené pour une adolescente assassinée et une mère de famille déchirée, un combat contre les secrets et les vérités cachées de sa petite ville tranquille.

Si mener une enquête vingt ans après le crime semble une entreprise périlleuse, cela n'est rien à côté de ce qui attend John : une nouvelle traversée des neuf cercles de l'enfer.

Mon avis :

Disons-le tout de suite : je n'ai pas perçu les fameux 9 cercles de l'enfer. Je n'ai perçu que celui de la guerre du Vietnam, ce n'est déjà pas mal.

Car l'enquête de nos jours n'est qu'un prétexte pour nous faire découvrir les réminiscences de cette guerre, telles que peuvent les vivre les vétérans. Ces images qui vous viennent devant les yeux à l'improviste, imposant leur vision d'horreur à n'importe quel moment. C'est en cela que l'auteur est fortiche dans ce roman.

Pour le reste, l'enquête policière est des plus banale et le shériff un peu pataud qui ne peut voir plus loin que le bout de son nez.

On devine les pratiques vaudou pas loin, mais rien de bien prégnant.

Le style est fluide, malgré quelques tics d'écriture qui m'ont gênés sans toutefois me laisser un souvenir précis (j'aurais dû les noter, mais j'ai été emporté par ma lecture et mon désir de savoir la fin).

Les moeurs du Sud sont également décrites, sans que la Ségrégation tienne une place d'importance dans le roman.

Au final, j'ai passé de très bonnes heures de lecture à la recherche de la vérité.

L'image que je retiendrai :

Celle du serpent qui se mord la queue mis à la place du coeur de Nancy, pratique symbolique.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par Alex mot a mots à 12:57 - Auteurs en E - Vos impressions [15] - Permalien [#]
Tags : , ,


Un livre, un lieu

 

Je reprends un Tag qui circule en ce moment sur la blogosphère littéraire (ça en jette, n'est-ce pas !)

Le principe est simple, il faut se souvenir de quelques lectures associées à certains lieux. 

* Le plus classique : un matin, pendant les vacances de printemps chez mes parents, je devais être ado, je me réveille avant tout le monde et me rend dans le salon où il fait frisquet ce matin-là. Je m'installe près du radiateur, et je me plonge dans Anna Karénine, ses longs doigts fins, Vronski..... et je lis pendant des heures.

410MG0hytVL

* Une lecture en miroir : l'année d'après, en cours de français en première, j'ai en face de moi une des meilleure élève de la classe. Elle installe en début d'heure son roman entre ses jambes et se plonge à son tour dans le destin d'Anna.

* Une lecture honteuse en publique : étudiante, je prennais chaque jour le train. Un soir, je venais de me plonger dans "La philosophie dans le boudoir" de Sade sur e quai, en attendant le train en retard. Quelqu'un s'assoit à côté de moi et commence à lier la conversation : Vous lisez quoi ? Ca parle de quoi ? C'est bien ? Heureusement, le train est arrivé peu après.....

419yWPno4bL

* Un univers à part : lecture de "Ulysse" de James Joyce au fond du bus (eh oui, je prenais le train + le bus pour aller à la fac)

51Z4j43ZcDL

 

 

 

A vous, maintenant !

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par Alex mot a mots à 18:23 - Question-Tags - Vos impressions [24] - Permalien [#]
Tags :


Baignade surveillée - Guillaume GUERAUD

41NwK3jYMtL

Editions du Rouergue, 8 janvier 2014, 128 pages

Résumé de l'éditeur :

C'est l'histoire d'un couple qui se défait, l'histoire de deux frères qui s'aiment et se regardent en chiens de faïence, une histoire de voyous aussi. 

Un été, sur les plages du Cap-Ferret, un homme patauge dans l'ennui pendant que sa femme lui tourne le dos et que leur gamin tente de profiter du soleil. Jusqu'à ce que son frère débarque à l'improviste pour dynamiter ces vacances comme un jeune chien fou. Malgré l'amour fuyant, malgré les crises et la perspective du vide, malgré le sirop gluant de la nostalgie. Il est trop tard pour regretter ou pour recoller les morceaux. Alors dans un crescendo sec et nerveux, la tension monte entre les fracas des vagues.

Mon avis :

Les baignades dans l'océan sont toujours dangereuses : courants, baïnes, marées..... A l'image des mouvements de l'océan, ouvrir ce roman, c'est accepter de plonger au coeur d'un couple en phase de séparation et de partir à la rencontre du frère tout juste sortie de prison dans le même temps.

Ce qui promettait d'être des vacances reposantes se transforme en drame amoureux au milieu des jeux plus ou moins idiots du petit frère. Ce qui rend le récit plus léger, finalement, et heureusement.

J'ai aimé plonger dans cette atmosphère de fin (fin d'un amour, fin d'une cavale), rythmée par le récit du dernier coup de l'ex-prisonnier.

J'ai aimé le dernier coup d'éclat des deux frères, comme un ultime pied de nez à une vie trop rangée.

L'image que je retiendrai :

Celle des trous creusés dans le sable par le petit frère dans lesquels tout le monde tombe.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par Alex mot a mots à 12:40 - Auteurs en G - Vos impressions [22] - Permalien [#]
Tags : , ,


L'amour et les forêts - Eric REINHARDT

41S+l1KdG5L

Gallimard, 21 août 2014, 368 pages

Résumé de l'éditeur :

À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari.

La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.

Mon avis :

97219585

J'ai pleuré, oui, j'ai pleuré comme rarement en refermant ce roman.

Pourtant, ce n'était pas gagné à cause du style si particulier de l'auteur. Jusqu'à ce que je comprenne qu'en fait, il se faisait plaisir avec les mots, allant jusqu'à insérer des allitérations en plein milieu de phrases entre deux mots qui n'ont rien en commun si ce n'est leur sonorité.

Les métaphores sont nombreuses mais poétiques, je pardonne donc à l'auteur.

Et puis l'histoire. Comment vous donner envie sans trop en dévoiler ? Comment vous expliquer le lien si particulier et si beau entre l'amour et les forêts, dans ce roman ?

J'ai trouvé étrange ce procédé stylistique qui fait que l'auteur répète inlassablement le nom de Bénédicte Ombredanne. Mais il sert si bien l'histoire, finalement. Et moi-même, je ne peux que lui rendre hommage.

Il est également question de Villiers de L'Isle Adam. En cela, le découpage du livre est assez étrange, qui commence sur le récit du narrateur, se poursuit sur le récit de Bénédicte Ombredanne, puis un passage "à la manière de" et enfin, la révélation finale tout simplement ahurissante.

Maeve n'a pas aimé ce que moi j'ai apprécié, et inversement.

Un roman qui restera un coup de coeur et par le fond et par la forme.

L'image que je retiendrai :

Celle de la bague de Bénédicte Ombredanne avec un oeil dessus et ses bottines à laçage compliqué.

 

94682364

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par Alex mot a mots à 12:48 - Auteurs en R - Vos impressions [52] - Permalien [#]
Tags :


L'écrivain national - Serge JONCOUR

31IbnW5Vf6L

Flammarion, 27 août 2014, 389 pages

Résumé de l'éditeur :

Le jour où il arrive en résidence d'écriture dans une petite ville du centre de la France, Serge découvre dans la gazette locale qu'un certain Commodore, vieux maraîcher à la retraite que tous disent richissime, a disparu sans laisser de traces. On soupçonne deux jeunes " néoruraux ", Aurélik et Dora, de l'avoir tué. Mais dans ce fait divers, ce qui fascine le plus l'écrivain, c'est une photo : celle de Dora dans le journal.

Dès lors, sous le regard de plus en plus suspicieux des habitants de la ville, cet "écrivain national", comme l'appelle malicieusement monsieur le Maire, va enquêter à sa manière, celle d'un auteur qui recueille les confidences et échafaude des romans, dans l'espoir de se rapprocher de la magnétique Dora.

Mon avis :

Je dois dire que quelques jours après la lecture de ce roman, il ne m'en reste pas grand chose. Juste une impression d'hiver, d'auteur catapulté là sans avoir rien préparé de ses interventions pour les ateliers prévus.

Un couple de libraires à l'origine du projet qui ne fait que prêter sa voiture ; un maire soucieux de se faire ré-élire ; une aubergiste curieuse ; un mystérieux Commodore revenu d'Indochine. Mais une galerie de personnages qui ne m'a pas paru haute en couleurs.

Le personnage de Dora m'a peu passionné. Ce fut la passion du narrateur.

Le mystère de la disparition n'est qu'un prétexte et apparaît bien comme tel : peu mystérieux.

L'image que je retiendrai :

Celle de l'auteur plein de boue se présentant pour l'atelier d'écriture.

Rendez-vous sur Hellocoton !
Posté par Alex mot a mots à 12:40 - Auteurs en J - Vos impressions [44] - Permalien [#]
Tags :




Fin »