Mot-à-mots

J'ai commencé ma vie comme je la finirai... Au milieu des livres (Jean-Paul SARTRE)

Autobiographie d'une courgette - Gilles PARIS

 

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J'ai lu, 11 mars 2003, 254 pages

Résumé de l'éditeur :

Elle ressemble à une poupée de chiffon toute molle et ses yeux sont grands ouverts. Je pense aux films policiers où des tas de femmes se font tuer et après elles ressemblent à des tas de chiffons toutes molles et je me dis "c'est ça, j'ai tué maman". Ainsi commence l'aventure d'Icare, alias Courgette, un petit garçon de neuf ans qui tue accidentellement sa mère alcoolique d'un coup de revolver. Paradoxalement, la vie s'ouvre à lui après cette tragédie, et peut-être même un peu grâce à elle. Placé dans un foyer, il pose avec une naïveté touchante son regard d'enfant sur un monde qu'il découvre et qui ne l'effraie pas. De forts liens d'amitié se créent entre lui et ses camarades. Et puis surtout, il tombe amoureux de Camille...

Mon avis :

J'ai aimé le personnage d'Icare, pardon, de Courgette, même si il ne comprend pas grand chose au monde qui l'entoure. En revanche, les copains autour de lui ne m'ont pas passionné, sauf Camille. Mais Camille, c'est une histoire d'amour.

Les adultes sont un peu caricaturaux, ce qui rend le récit parfois difficilement crédible, notamment à la fin.

J'ai également trouvé que le rythme s'essoufflait sur la fin. Dommage.

Un personnage de Courgette bien attachant tout de même.

L'image que je retiendrai :

Celle du Père-Noël qui ferait mieux de passer en été plutôt qu'en hiver à cause des cheminées et de son costume rouge.

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La fractale des raviolis - Pierre RAUFAST

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Alma Editeur, 264 pages, 21 août 2014

Résumé de l'éditeur :

Il était une fois une épouse bien décidée à empoisonner son mari volage avec des raviolis. Mais, alors que s'approche l'instant fatal, un souvenir interrompt le cours de l'action. Une nouvelle intrigue commence aussitôt et il en sera ainsi tout au long de ces récits gigognes. Tout ébaubi de voir tant de pays, on découvre les aventures extraordinaires d'un jeune garçon solitaire qui, parce qu'il voyait les infrarouges, fut recruté par le gouvernement ; les inventions stratégiques d'un gardien de moutons capable de gagner la guerre d'Irak ; les canailleries d'un détrousseur pendant l'épidémie de peste à Marseille en 1720 ou encore la méthode mise au point par un adolescent sociopathe pour exterminer le fléau des rats-taupes.

Mon avis :

Récits gigognes, à tiroirs, en abyme, je dirais plutôt courtes nouvelles à points communs (il faut bien que je me distingue).

Le titre m'intriguait, moi qui adore les raviolis à la sauce tomate. Quant à la fractale, j'avais de vagues souvenirs mathématiques.

Comme l'explique si bien l'auteur dans son autoportrait en fin de volume, il aime raconter des histoires à ses filles.

Le temps d'une après-midi, Monsieur Raufast m'a raconté des histoires, et j'ai aimé. Il ne m'en restera sans doute pas grand chose dans quelques mois, si ce n'est une vague suspicion à l'idée de manger des raviolis agrémentés d'herbes de provence...

L'image que je retiendrai (attention spoiler) :

Celle de la météorite tombant dans la cuisine à côté du sachet d'herbes aromatiques.

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Roman américain - Antoine BELLO

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Gallimard, 5 mai 2014, 288 pages

Résumé de l'éditeur :

Vlad Eisinger, journaliste économique américain, publie une série d'articles sur le marché du "life settlement". Cette pratique, qui consiste à revendre à des tiers des assurances-vie en cours, est devenue un véritable marché aux Etats-Unis, sur lequel assureurs et investisseurs opposent leurs intérêts respectifs jusqu'aux limites de la légalité. Vlad étudie ce phénomène à travers le microcosme d'une résidence de Floride, Destin Terrace, où cohabitent des personnes ayant revendu leurs assurances-vie et des investisseurs qui ont bâti leur fortune sur ce marché.

Dans la résidence vit l'autre narrateur du roman, Dan Siver, écrivain sans succès, qui décrit de l'intérieur les répercussions tragicomiques des articles de Vlad sur les membres de la communauté.

Mon avis :

Je n'aurais pas parié un sous sur le fait que j'apprécie ce roman. Et pourtant.

Alors certes, les articles sur la finance ne m'ont pas passionnés. En revanche, j'ai adoré le microcosme de la résidence vue par Dan.

J'ai également aimé la falsification de l'article de Wikipedia sur deux écrivains germaniques.

Les anagrammes sur les noms des écrivains m'ont donné du fil à retordre.

Les réflexions sur le journalisme et ses différences avec l'écriture romanesque m'ont passionnées.

J'ai aimé ce roman américain, son ambiance et sa vision de la société.

L'image que je retiendrai :

Celle du manuel de journalisme qui sert de livre de chevet à Vlad.

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A la grâce des hommes - Hannah KENT

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Presses de la Cité, 15 mai 2014, 395 pages

Résumé de l'éditeur :

Agnes Magnúsdóttir, servante dans l'Islande austère et violente du XIXe siècle, est condamnée à mort pour l'assassinat de son amant et placée dans une ferme reculée en attendant son exécution. Horrifiés à l'idée d'héberger une meurtrière, le fermier, sa femme et leurs deux filles évitent tout contact avec Agnes, qui leur inspire autant de peur que de dégoût. Seul Tóti, le révérend chargé de préparer la jeune femme à sa fin prochaine, tente de la comprendre. 

Au fil des mois, Agnes raconte sa vérité, aussi terrible soit-elle à accepter. Mais la justice des hommes est en marche, et pourquoi Agnes réapprendrait-elle à vivre si c'est pour mourir ?

Mon avis :

Avec cette lecture, je me suis littéralement retrouvée plongée dans une maison reculée du nord de l'Islande en plein 19e siècle, où l'on se chauffe au feu de tourbe et l'on s'éclaire à la bougie de graisse de phoque.

L'atmosphère y est opaque, gluante et humide, l'extérieur de la maison froid et venteux. Malgré tout, les paysans tirent de la terre le meilleur d'elle.

Petit à petit se noue une relation d'amitié entre les membres de la famille et Agnes, la condamnée à mort. Plus qu'à son confesseur, c'est à la famille qui l'accueille qu'elle va raconter ce qui s'est passé le jour du drame.

Si j'ai été quelque peu déçue par la psychologie des personnages tracée à gros traits, j'ai en revanche beaucoup aimé l'atmosphère du roman.

L'histoire est plus convenue, également, entre la méchante qui est en fait une gentille ; les justiciers qui sont des méchants ; la méchante famille qui se prend d'amitié pour la condamnée, et le confesseur qui tombe malade de la confession de sa patiente.

L'image que je retiendrai :

Celle des badstofas : les salles communes dans les fermes traditionnelles islandaises où la vie se déroule, la nuit aussi, car on y dort.

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Lignes de faille - Nancy HUSTON

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Actes sud, 27 août 2006, 487 pages

Résumé de l'éditeur :

Je tiens la main de m'man, sa main est avec moi à New York mais sa tête sillonne encore la planète : sans même nous demander comment on va, elle se met à parler à toute berzingue. Sa voix ne promet rien de bon alors je laisse les mots se produire là-haut, au niveau de la bouche des grandes personnes, pendant que moi je reste près du sol à étudier les milliers de pieds qui courent dans tous les sens. Je pense à ce qui se passerait si une bombe était lâchée sur JFK et que tous ces gens étaient soudain morts ou démembrés en train de patauger dans des flaques de sang. Ma chauve-souris me dit de monter le son des avions bombardiers le plus possible dans ma tête...

Mon avis :

4 voix d'enfants, 4 époques. Tous ont un lien de parenté, tous nous raconte un ou plusieurs jours de leur enfance avec leurs questions, leurs doutes, leurs espoirs.

L'auteure remonte le temps avec chaque membre de cette famille, nous laissant découvrir leurs liens, ou plutôt, parfois, leur absence de liens.

Arrivée à la fin du roman, j'ai eu envie de le reprendre pour l'éclairer de la révélation des dernières pages. Et en effet, tout s'éclaire.

Me voici donc devenue une fan de l'auteure qui sait me surprendre à chaque roman. Son style est fluide, et ses propos toujours profond.

L'image que je retiendrai :

Celle des gros grains de beauté que chaque enfant de la famille découvre sur son corps, et qui deviennent des talismans.

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La Couleur du lait - Nell LEYSHON

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Libretto, 28 août 2014, 176 pages

Résumé de l'éditeur :

En cette année 1831, Mary, une fille de 15 ans entame le tragique récit de sa courte existence : un père brutal, une mère insensible et sévère, en bref, une vie de misère dans la campagne anglaise du Dorset.

Simple et franche, lucide et impitoyable, elle raconte comment, un été, sa vie a basculé lorsqu'on l'a envoyée travailler chez le pasteur Graham, afin de servir et tenir compagnie à son épouse, femme fragile et pleine de douceur.

Elle apprend avec elle la bienveillance, et découvre avec le pasteur les richesses de la lecture et de l'écriture.. mais aussi l'obéissance, l'avilissement et l'humiliation. Finalement, l'apprentissage prodigué ne lui servira qu'à écrire noir sur blanc sa fatale destinée. Et son implacable confession.

Mon avis :

Ca commençait mal : la couleur blanche citée toutes les trois phrases ; des comparaisons avec le blanc, au cas où le lecteur serait un peu long à la détente.

Et puis finalement, j'entre dans l'histoire.

Le style ne m'a pas déplu, ni les phrases sans majuscule. J'ai plus été déroutée par la brutalité du père, le travail sans fin, l'absence de sentiments.

La révélation finale n'est pas étonnante, finalement, malgré sa dureté.

J'ai aimé le personnage de mary, sa franchise et sa compréhension rapide des choses de la vie. Son entêtement, jusqu'au bout.

L'image que je retiendrai :

Celle de mary, entrant dans le boudoir de madame et ne sachant pas ce qu'est un oreiller ni à quoi sert une salle à manger, étonnée devant le bleu coordonné de la pièce.

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