samedi 21 novembre 2009
Le mec de la tombe d'à côté - Katarina MAZETTI
Gaïa, 2006, 253 pages
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune, son vélo écrasé par un camion. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance.
Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision.
Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.
Mon avis :
en effet, rien ne prédisposait ces deux personnages à se rencontrer, et pourtant, comme les hormones de Désirée sont au top et qu'elle veut un enfant malgré tout, qu'une attirance inexpliquée attire ces deux êtres, la magie prend.
J'ai bien aimé la narration à deux voix, d'abord celle de Désirée, puis celle de Benny qui tour à tour, font avancer l'histoire sans être répétitif.
J'ai bien aimé également le papier rose, qui place le livre dans une autre dimension que le simple papier blanc habituel.
Un roman touchant, jamais voyeur, sur un amour impossible que deux mondes sociaux séparent.
Un bon moment de lecture.
Un bémol toutefois : le titre ! Les protagonistes ont tous les 2 la trentaine passée, et à cette âge-là, un homme n'est plus "un mec". Du coup, je m'attendais à trouver des personnages plus jeunes....
Les avis enthousiastes qui m'ont donné envie de lire ce livre : celui de Sylire, de Kathel et d'Emilie - l'avis plus mitigé de Stephie.
vendredi 20 novembre 2009
Prix d'excellence 2009
Je remercie infiniment Mazel de m'avoir décerner ce prix,
ainsi que tous les professionnels de la profession de m'avoir remarqué, etc, etc.
Mais le prix s'accompagne d'un petit questionnaire,
une sorte de Tag...
7 choses aimées :
* mes enfants et mon mari (oui, ça fait 3 d'un coup, et dans cet ordre)
* la lecture, bien sûr
* le jardinage, je m'y suis mise depuis peu
* la musique classique grâce à ma maman
* la gastronomie et le bon vin (flute, ça en fait 8 en tout, tant pis)
7 blogs à qui decerner ce prix :
- La bibliothèque du domaine (très axée BD en ce moment)
- Livr-esse (pour sa sélection de pinards et de bons livres)
- Toinette et L'oiseau-lyre pour notre longue amitié bloguesque
- Audouchoc (pour son pseudo chocolaté)
- Antigone (pour ces écrits en plus de ses chroniques)
- et le suisse de garde : Fattorius.
jeudi 19 novembre 2009
Ce que je sais de Vera Candida - Véronique OVALDE
Editions de l'Olivier, 20 août 2009, 292 pages
Trois femmes : la grand-mère, la mère et sa fille, dans l'île de Vatapuna, quelque part en Amérique du Sud. La grand-mère, Rose, ne veut pas bouger sa bicoque de place lorsqu'un riche personnage fait construire sa maison et lui demande de la déplacer car elle gène sa vue. Rose est une femme de caractére, mais elle se laisse ensorcelée par les yeux verts iguane de l'étranger.
Sa fille, Violette, est un peu simple d'esprit et donne naissance à Vera Candida dont elle s'occupe mal. La petite est donc rapatriée chez sa grand-mère.
Mais à 15 ans, enceinte, elle s'enfuit de l'île pour mener sa vie.
Mon avis :
que n'a-t-on pas déjà dit sur ce livre ?
Et pourtant, je ne l'ai pas appréciée plus que cela. Il y manquait le souffle épique, malgré le style très travaillé ; il y manque la psychologie des personnages, juste effleurée à mon goût ; sans parler du "secret" de ces trois femmes, bien mince. Des noms Sud-Américains aux consonnances Océaniennes.
Bref, je n'ai pas goûté cette lecture, mais peut-être en attendais-je trop.
Les conquises : Leiloona, Antigonehc, Mango, Stephie, Papiillon, et j'en oublie...
Celles et ceux qui ont moins aimé : Esmeraldae partage mon avis.
mercredi 18 novembre 2009
Tag en bleu
Soie m'a tagué en bleu, une couleur dite "froide"
mais qui reste une de mes préférée...
Je dois choisir dans mes albums sept photos à dominante bleue
et taguer à mon tour sept personnes.
D'abord, des billets d'avion, symboles de vacances, de départ,
de dépaysement, et surtout, de découvertes :
Puis des photos de voyages : Tahiti, pour notre voyage de noces il y a 10 ans (10 ans déjà...) :
Ensuite ce voyage qui restera pour toujours dans mon coeur :
la Nouvelle-Calédonie.
Oui, l'eau a vraiment cette couleur !
La flamme des jeux olympiques de Barcelone,
une hauteur à vous faire perdre la tête :
La porte dorée, le Golden Gate, avec notre vieille appareil de l'époque,
presque bleu :
Et enfin, mes trésors, mes bambins, mes Couassous
(que j'habille beaucoup en bleu, comme c'est bizarre, au grand dam de mon mari) :
Qui seront maintenant les 7 autres qui prendront le Tag ?...
mardi 17 novembre 2009
La relieuse du gué - Anne DELAFLOTTE-MEHDEVI
Gaïa, 2008, 267 pages
Mathilde a quitté son poste aux Affaires Etrangères, son ami (enfin, disons que son ami très parisien l'a quitté peu à peu), pour aller s'installer dans un bourg de Dordogne comme relieuse.
Ayant ouvert depuis peu, elle a déjà son petit rituel : le voisin boulanger lui apporte son croissant à 10h et ils papotent un peu ; quelques clients, essentiellement les mairies alentours pour faire relier leurs archives.
Un lundi matin, tôt, un étrange personnage vient lui apporter un livre à faire relier. Il ne lui dit ni son nom, ni l'origine du livre très lourd. Il lui donne juste un accompte et la consigne suivante : le livre doit être prêt pour le samedi.
Mathilde se met donc au travail et va de découverte en découverte : un morceau de bos calciné, une liste de noms cachée dans la doublure.
Puis, plus tard dans la matinée, elle apprend que le mystérieux personnage est mort, écrasé par un camion. Aucun papier d'identité sur lui, juste la carte professionnelle de Mathilde.
Celle-ci va chercher à savoir qui est ce monsieur.
Mon avis :
un très beau livre sur l'art de relier les livres (sans être trop technique, ouf) ; sur la vie d'un bourg et ses secrets, ses amitiés et inimitiés ; sur l'installation dans une nouvelle maison ; et sur l'amour, un peu.
Un livre qui prend son temps, mais dont la narration avance, pourtant, comme la relieuse avec ses livres.
Merci Aifelle pour ce livre-voyageur : ton billet m'avait donné l'eau à la bouche et je te sais gré d'avoir étanché ma curiosité pour ce très bel objet.
Il est venue depuis La Pyrénéenne, il part maintenant chez Florence.
lundi 16 novembre 2009
Tag de l'impossible
Je remercie Daniel Fattore de m'avoir tagué (non, je n'ai pas reçu un prix, mais presque...).
Voici donc mes réponses à ce tag impossible (oui, je sais, il tourne encore, celui-là...) :
1 / Si on vous proposait d'écrire votre autobiographie, vous prendriez qui pour nègre ?
Steinbeck, tant qu'à faire !
Un suppo, et au lit, pour lui. On verra demain matin. Parce que sinon, je vais remacher les ficelles de l'auteur est voir où le livre pêche, et du coup, je ne serai plus dans l'ambiance et n'aurait plus envie de le lire. Et puis flute, je suis déjà assez dérangée comme ça par mes enfants. Un peu de procrastination, que diable !
3 / C'est la fin du monde. Quel livre mettriez-vous dans la capsule qui sauvegardera une trace de l'humanité ? (Voudriez-vous vraiment que ce soit « Orgueil et Préjugé »)
Un bien gros, pour laisser aux martiens toutes chances de le décoder : genre « Les Misérables », histoire aussi qu'ils aient une idée précise de la civilisation humaine.
4 / Quelle est pour vous la pause lecture idéale ?
Celle où l'on n'est pas déranger par les enfants, où l'on a du temps devant soi et une bonne tasse de thé qui se rempli toute seule.
5 / Si vous aviez le pouvoir de trucider / effacer un personnage de roman, ce serait ?
Et des auteurs, on n'a pas le droit ?!
6 / Sauveriez-vous Voldemort, juste pour avoir un huitième tome ?
Non, juste pour obliger l'auteur a faire preuve d'imagination, encore une fois, pour d'autres personnages.
7 / Jusqu'où êtes-vous aller pour un livre ?
Un livre désiré ? Jusqu'à le commander sur Internet. Sinon, en voyage, j'achète ceux qui sont dispos dans le coin.
8 / Si vous pourriez retourner dans le passé rencontrer un auteur, ce serait qui ? Quels seraient vos toutes premières paroles ?
Au risque de me répéter, Steinbeck. Et je lui demanderai : « vous me mettrez dans un de vos livres ? »
9 / Décrivez la bibliothèque (personnelle ou pas) de vos rêves.
Tous les livres à porter de mains, simple, non ?!
10 / Si vous retournez dans le passé (décidément, bande de veinards !) en pleine deuxième guerre mondiale, quel livre donneriez-vous à Hitler pour qu'il arrête de cramer des bouquins ?
Un livre sur l'art, histoire qu'il réussisse le concours d'entrée....
A mon tour de taguer : Lystig - Toinette - et qui ne l'a pas fait encore....















