Mot-à-mots

J'ai commencé ma vie comme je la finirai... Au milieu des livres (Jean-Paul SARTRE)

Le poison d'amour - Eric-Emmanuel SCHMITT

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Albin Michel, 1 octobre 2014, 180 pages

Résumé de l'éditeur :

Quatre adolescentes veulent découvrir l'amour, autant par goût que par pression sociale... Tous les soirs, malgré la journée passée ensemble au lycée, elles échangent des messages délivrant leurs désirs, leurs intrigues, leurs réussites ou leur impatience. Jusqu'au jour où le drame a lieu...

Y a-t-il une intoxication par l'amour ? Les idées toutes faites sur l'amour ne forment-elles pas un poison qui empêche de vivre ? Si ces jeunes filles n'avaient pas la tête farcies d'histoires sentimentales, elles auraient abordé différemment ce moment ou, pour les autres comme pour elles-mêmes, elles deviennent des femmes.

Mon avis :

Après avoir lu le résumé de l'éditeur, je me dis qu'en effet, ces quatre adolescentes ne parlent aps beaucoup de leurs devoirs de maths ou de la dernière interro de chimie. Mais est-ce vraiment ce sujet qui les passionne, finalement ? Je ne pense pas. L'adolescence est un tel bouillonnement du corps, de l'esprit et des hormones que ces chers ex-bambins relèguent bien loin les matières scolaires.

Et même si je n'avais pas lu le premier volet du diptyque "L'elixir d'amour", cela n'a pas gêné ma lecture.

Pour une fois, je peux donc dire que j'ai aimé un roman pour ados. C'est bien écrit, avec des citations de Shakespeare, excusez du peu ; l'intrigue est fine et bien mise en scène.

Un seul bémol : on ne voit pas venir la fin, et c'est un problème. Rien, dans le texte, ne permet de deviner ce qu'il va se passer. Dommage.

L'image que je retiendrai :

Celle de Julia ayant compris l'acte criminel d'Augustin parce qu'elle avait lu sa dissertation.

Je remercie Gilles Paris pour l'envoie de ce roman.

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Nos disparus - Tim GAUTREAU

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Seuil, 21 août 2014, 544 pages

Résumé de l'éditeur :

Sam Simoneaux, dont la famille a été massacrée quand il avait six mois, débarque en France le jour de l'Armistice. De la Première Guerre, il ne connaîtra que le déminage des champs de bataille de l'Argonne.

De retour à La Nouvelle Orléans, devenu responsable d'étage aux grands magasins Krine, il ne peut empêcher l'enlèvement, quasiment sous ses yeux, de Lily Weller, 3 ans.

Licencié, sommé par les parents Weller de retrouver leur enfant, il est embauché comme troisième lieutenant (maintenir l'ordre et à l'occasion jouer du piano) sur l'Ambassador, bateau à aubes qui sillonne le Mississippi.

Le roman se déploie alors le long du fleuve, scandé par la musique de jazz - orchestre noir, orchestre blanc et alcool à volonté. Au gré des escales, et des bagarres, Sam cherche Lily, et met au jour un fructueux commerce d'enfants animé par quelques spécimens peu reluisants de la pègre des bayous.

Mais le vrai sujet, au-delà de cette chatoyante fresque naturaliste, tourne autour des liens du sang, de l'inanité de la vengeance, et de la transmission des valeurs. Ainsi que du destin des hommes revenus de la guerre déboussolés et sans travail.

Mon avis :

J'ai aimé cette promenade le long du Mississippi sur un bateau à aube. Les gens y viennent danser mais aussi chercher la fraîcheur sur le fleuve.

J'y ai découvert que ces bateaux étaient de vieux rafiots qu'une simple collision pouvait transformer en allumettes et qui ne tenaient que par les couches successives de peintures.

Les musiciens sont aussi balayeurs avant ou après les concerts ; concerts qui pouvaient avoir lieu jusqu'à 3 fois par jour.

L'histoire de la recherche de la petite Lily m'a moins passionnée, car la petite fille semble trouver des avantages matériels dans sa nouvelle famille.

Enfin, l'histoire de la vengeance ne m'a pas passionnée, car j'étais déjà convaincue de l'inanité de celle-ci.

Au final, j'ai aimé suivre les pas de Sam depuis son enfance éclatée jusqu'à la fin de l'aventure.

L'image que je retiendrai :

Celle de Sam découvrant le violon de son père et se remettant à jouer du piano avec plus de sérieux.

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Reflex - Maud MAYERAS

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Anne Carrière, 3 octobre 2013, 365 pages

Résumé de l'éditeur :

Iris, photographe de l'Identité Judiciaire, shoote comme d'autres boivent, pour adoucir la douleur. Pour oublier la mort de son fils, Swan, sauvagement assassiné onze ans auparavant.

Henry Witkin, fruit d'une lignée chaotique de filles-mères, tue pour le besoin de se vautrer dans la chaleur des chairs. Il écorche ses victimes avec soin et collectionne leurs odeurs comme des trophées. Lorsque la canicule assèche la ville, lorsqu'elle détrempe les corps et échauffe les esprits, alors, les monstres se révèlent.

Ce n'est que lorsqu'il est pris au piège que le Mal dévoile ses canines. 

Mon avis :

Je retrouve avec plaisir la plume de l'auteure : saccadée, mais pas trop, au rythme haletant.

Qui plus est, l'auteure alterne les points de vue entre le personnage principal, Iris, qui raconte ses 5 jours dans la ville de son enfance, et les silences, qui nous content la généalogie et la vie d'Henry.

Le lecteur, tel Sherlock, cherche les liens entre les deux histoires. Et bien sûr, ne les trouve pas !

Pourtant, on devine une troisième histoire dans les deux histoires. J'adore !

Encore une fois, l'auteure m'a bien eue.

L'image que je retiendrai :

Celle du lac au fond du bois, dans lequel le tueur commet ses forfaits.

 

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Une vie à soi - Laurence TARDIEU

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Flammarion, 20 août 2014, 192 pages

Résumé de l'éditeur :

A quoi cela a-t-il tenu ? A la solitude d'un jour d'automne, à la tristesse tenace de ces derniers mois, au souvenir inattendu du Jeu de paume où elle se rendait parfois enfant ? Peu de choses, en somme, qui conduisent Laurence T. à pousser la porte de l'exposition consacrée à la photographe Diane Arbus.

Le choc, d'abord esthétique, devient peu à peu existentiel. La narratrice va revisiter son histoire personnelle et familiale à la lumière de celle de Diane Arbus, jumelle soudain découverte.

Leurs histoires se répondent : l'enfance est privilégiée mais recluse, le désir de venir enfin au monde se confond avec celui de créer, les hommes et les enfants sont toujours là, essentiels. En partant à la recherche de Diane Arbus, Laurence T. va se reconnaître elle-même dans le miroir.

Mon avis :

A ma grande honte, je ne connaissais pas Diane Arbus et son travail. J'ai aimé découvrir son enfance, puis sa vie de femme et son travail d'artiste.

L'auteure fait un parallèle avec sa propre vie et son travail d'écrivain.

En revanche, j'ai moins apprécié les descriptions des rêves de Laurence.

Je m'aperçois, quelques jours après cette lecture, qu'il ne m'en reste pas grand chose.

L'image que je retiendrai :

Celle d'une photo de l'artiste : 

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Pas pleurer - Lydie SALVAYRE

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Seuil, 21 août 2014, 278 pages

Résumé de l'éditeur :

Deux voix entrelacées. Celle, révoltée, de Georges Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les nationalistes avec la bénédiction de l'Eglise catholique contre les " mauvais pauvres ". Son pamphlet, Les Grands cimetières sous la lune, fera bientôt scandale.
Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et " mauvaise pauvre ", qui, soixante-dix ans après les événements, a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours radieux de l'insurrection libertaire par laquelle s'ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d'Espagne, des jours que l'adolescente qu'elle était vécut dans la candeur et l'allégresse dans son village de Haute Catalogne.
Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent, comme enchantées par l'art romanesque de Lydie Salvayre, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, portées par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.
Mon avis :
J'ai aimé ce récit très personnel de la révolution contre-franquiste (oui, bon, je n'y connais rien en histoire de l'Espagne, alors pour moi il y a les franquistes qui ont gagné, et les autres : communistes, gauchistes, doux rêveurs qui ont perdu).
On sent dans ces pages l'envie de libertés de la jeunesse paysanne qui plane pendant ces quelques jours.
Mais le retour à la réalité est toujours rude. Ainsi, la mise en parallèle du texte de Georges Bernanos (vous savez, celui de Sous le soleil de Satan) ne permet pas complètement de goûter à ces joies de la découverte d'une autre façon de penser le monde.
C'est ce qui m'a gêné lors de cette lecture. La différence entre ce que vit la mère de la narratrice et le romancier pourtant catholique pratiquant.
Alors oui, c'est enrichissant, mais tellement décalé, et dans le ton et dans le style, et dans le propos.
Ceci dit, j'ai beaucoup aimé les passages "finaux" du frère de la narratrice Josep qui se rend compte que tout ses idéaux sont des grands mots. Et j'ai peiné avec la mère de celle-ci dans son exode vers la France, une fois la fête révolutionnaire terminée.
Un roman qui ne cesse d'anoncer que "La fête est finie".....
L'image que je retiendrai :
Celle de Montse, la mère de la narratrice, se liant d'amitié avec son beau-père, pourtant d'une condition si différente de la sienne.

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Demain, j'arrête ! - Gilles LEGARDINIER

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Pocket, 4 avril 2013, 404 pages

Résumé de l'éditeur :

Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ? Au début, c'est à cause de son nom rigolo que Julie s'est intéressée à son nouveau voisin. Mais très vite, il y a eu tout le reste : son charme, son regard, et tout ce qu'il semble cacher...

Parce qu'elle veut tout savoir de Ric, Julie va prendre des risques de plus en plus délirants... 

Mon avis :

J'ai passé un agréable moment de lecture à suivre les aventures 
amoureuses de la toute fofolle Julie et de sa bande copains-copines.
J'ai rit à certaines maximes de la grand-mère (notamment celle
dans laquelle il est question de manger du rat à un mariage).
Et puis le personnage de Ric reste énigmatique, ténébreux et attentif
jusqu'au bout : un homme comme on en rêve (même si j'en ai déjà
un exemplaire à la maison).
Une histoire qui fait chaud au cœur et qui remonte le moral. On
se doute que l'auteur a parfois rit en écrivant certaines scènes.
L'image que je retiendrai :

Celle de la voiture XAV-1 : prototype de la voiture du future qui ne
passe pas par le porche de l'immeuble.

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