Mot-à-mots

J'ai commencé ma vie comme je la finirai... Au milieu des livres (Jean-Paul SARTRE)

Le cercle - Bernard MINIER

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Pocket, 14 novembre 2013, 789 pages

Résumé de l'éditeur :

Un coup de fil surgi du passé, un e-mail énigmatique, qui signe peut-être le retour du plus retors des serial-killers, précipitent le commandant Martin Servaz dans une enquête dangereuse, la plus personnelle de sa vie.

Un professeur de civilisation antique assassiné, un éleveur de chiens dévoré par ses animaux...

Pourquoi la mort s'acharne-t-elle sur Marsac, petite ville universitaire du Sud-Ouest, et son cercle d'étudiants réunissant l'élite de la région ?

Confronté à un univers terrifiant de perversité, Servaz va rouvrir d'anciennes et terribles blessures et faire l'apprentissage de la peur, pour lui-même comme pour les siens.

Mon avis :

Voilà que, encore une fois, je lis les romans dans le désordre. Tant pis, je suis, pour la peine, obligée de rattacher les wagons.

Je retrouve donc avec plaisir le trop d'enquêteurs Servaz, Salima et Espérandieu, même si ces deux derniers sont moins présents dans ce second volet.

On en apprend en revanche un peu plus sur le passé de Servaz, son éducation classique ; sa fille.

Et la musique de Mahler, toujours. Mais cette fois-ci, entrecoupée de morceaux de Marilyn Manson. Ca change de registre, quoi.

Toutefois, j'ai trouvé ce second opus bien bavard par rapport à l'enquête elle-même, fort classique. La narration tire en longueur ; les descriptions sympathiques mais forts longues. Je confirme donc l'avis général de la blogo qui avait trouvé ce roman trop long.

Les descriptions, c'est bien, mais, dans un polar, la psychologie des personnages, c'est mieux. Et étant donné qu'il y en a beaucoup, de personnages, cela s'en ressent. Dommage.

Ceci dit, j'ai passé d'agréables moments dans cette région de Toulouse et des Pyrénées.

L'image que je retiendrai :

Celle des citations latines de Servaz qui ponctuent le texte.

Une citation :

"La phrase qu'ils avaient tous appris en cours de philo : On ne peut pas descendre deux fois dans la même eau." (p.416)

 

 

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Bonjour tristesse - Françoise SAGAN

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Julliard, 2 avril 2008, 162 pages

Résumé de l'éditeur :

Prise d'une jalousie incontrôlable à l'égard de la maîtresse de son père, veuf depuis plusieurs années, Cécile, une adolescente oisive et gâtée, va jusqu à provoquer la mort de celle qu'elle considère comme sa rivale.

Mon avis :
J'ouvre enfin ce roman qui a su patienter quelques années dans ma PAL.
Un classique des années 60. Un premier roman, aussi.
Et je dois dire que j'ai été quelque peu déçue par le rythme du roman,
ainsi que par certaines tournures de phrases qui m'ont quelque peu
écorchées.
Je ne me suis pas sentie proche de Cécile ni d'Anne ni d'Elsa. La fin m'a
paru "too much".
Un univers trop loin du mien.
Et puis Bergson : référence à ma prof de philo de terminale qui, chaque
fois qu'elle abordait cet auteur, nous disait « Ah, Bergson ! ». Je
comprends maintenant pourquoi.
L'image que je retiendrai :
Celle du bateau de Cyril sur la Méditerranée bleue et chaude.

Il y a 10 ans nous quittait Françoise SAGAN, le 24 septembre 2004.
 

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De fièvre et de sang - Sire CEDRIC

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Pocket, 8 mars 2012, 608 pages

Résumé de l'éditeur :

Une jeune fille se réveille entièrement nue et entravée sur un matelas couvert de sang. Elle sait qu'elle va mourir, toute tentative de fuite semble inutile. La douleur n'est rien en comparaison de la peur panique qui s'est emparée d'elle...

Le commandant Vauvert mène l'enquête en compagnie d'une profileuse albinos, Eva Svärta. Personnage excentrique et hors normes, Eva a un véritable sixème sens qui fait d'elle une redoutable traqueuse de l'ombre. Ensemble, ils vont tenter de remonter la piste d'un tueur en série qu'ils croyaient mort et qui a pour habitude de vider entièrement ses victimes de leur sang.

S'agit-il d'une réincarnation, d'un spectre, d'un homme, d'une femme, d'une créature d'un autre monde ?

Mon avis :

Voilà, je me lance enfin dans la lecture d'un roman de Monsieur Sire CEDRIC (au demeurant fort sympathique pour l'avoir croisé une fois).

Et je ne m'attendais pas à ça : une intrigue très classique, pas de vampires. Quelques loups mais sans lycanthropie nocturne ; une comtesse des Carpates aux croyances étranges ; et une soirée gothique qui ne dure pas. Rien de bien illisible, ni de quoi me faire faire des cauchemards, donc.

Bon, alors bien sûr, il y a ces cadavres de femmes retrouvés sans visage, mais c'est tellement bien écrit que cela ne fait pas peur à lire et ne devient jamais dégoûtant ni glauque.

Un peu de fantastique avec les jeux des miroirs qui restent inexpliqués, tout de même. Mais avais-je envie de percer le mystère ?

Moi qui m'en faisait tout un monde, me voilà presque déçue.

Un auteur que je retrouverai avec plaisir, maintenant que l'effet de surprise est passé.

L'image que je retiendrai :

Celle des toilettes d'Eva, habillée tout en cuir, elle qui est albinos. Ca doit flasher !

 

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L'exil des anges - Gilles LEGARDINIER

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Pocket, 14 octobre 2010, 344 pages

Résumé de l'éditeur :

Ils ne se connaissent pas, mais un même rêve leur a donné rendez-vous dans une mystérieuse chapelle des Highlands. Valeria, Peter et Stefan ignorent qu'ils sont la preuve vivante d'une découverte révolutionnaire sur les arcanes de la mémoire faite vingt ans plus tôt par deux scientifiques disparus. Une découverte que beaucoup voudraient s'approprier - à n'importe quel prix.

Notamment un certain agent de la NSA, qui surveille depuis longtemps sa réapparition. Pour échapper à ceux qui les traquent, les trois jeunes gens n'ont pas d'autre choix que de remonter à l'origine du secret dont ils sont les ultimes gardiens. Leurs souvenirs sont des sanctuaires. À eux d'en trouver les clés...

Mon avis :

Comme beaucoup, j'ai découvert l'auteur avec "Demain, j'arrête !" que j'ai beaucoup aimé. En regardant la liste de ses autres parutions, je découvre que ses premiers écrits sont des polars. Chic !

Qui plus est, ce titre-ci a obtenu le Prix SNCF du polar (en 2009). Tout pour me plaire.

Sauf que la sauce ne prend pas : un peu trop de fantastique pour moi (qui suis plutôt allergique au genre) ; des méchants pas vraiment méchants ; une fin qui n'en est pas vraiment une et qui plante là le lecteur.

J'ai trouvé la narration poussive, n'avait pas forcément envie de retrouver les personnages auquels je ne me suis pas attachée. Bref, tout le contraire de ma précédente lecture de l'auteur.

Je pense continuer de le lire, mais dans le registre qui lui sied le mieux : l'humour.

L'image que je retiendrai :

Celle de la chapelle au fond du Loch. L'Ecosse est un pays qui ne se laisse pas oublier.

Une citation :

"Ne cherchez jamais à comprendre les hommes, contentez-vous de vous réjouir lorsqu'ils font ce que vous voulez !" (p.48)

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N'oublier jamais - Michel BUSSI

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Presses de la Cité, 7 mai 2014, 500 pages

Résumé de l'éditeur :

Il court vite, Jamal, très vite. A cause de sa prothèse à la jambe et autres coups du sort, il a un destin à rattraper et l'ambition de devenir le premier handicapé à réaliser l'une des courses d'endurance les plus ardues du monde, l'Ultra-Trail du Mont-Blanc. 

Parti s'entraîner, ce matin de février, sur la plus haute falaise d'Europe, il a d'abord remarqué l'écharpe rouge accrochée à une clôture ; puis la vision d'une femme, incroyablement belle, les yeux rivés aux siens, prête à sauter dans le vide. Ils sont seuls. Le temps est suspendu. Ultime recours, Jamal lui tend l'écharpe, mais la femme bascule. Quelques secondes plus tard, sur les galets glacés de la plage déserte, Jamal trouve le corps inerte de l'inconnue, un filet de sang qui s'échappe du crâne. 

A son cou, l'écharpe rouge. Ceci est la version de Jamal. La vraie ?

Mon avis :

Ah, Etretat, ses falaises, et ses cadavres......

C'est dans ce décor battu par les vents de février que Michel Bussi nous emmène cette fois-ci.

Nous suivons Jamal, qui nous raconte son histoire et ses interrogations. Tout va mal pour lui dans ce récit, mais, si il nous le raconte, c'est que cela se finit plutôt bien, non ? 

Chaque chapitre commence par une question reprenant une phrase du chapitre précédent qui fait vaciller nos certitudes.

Personne n'est vraiment celui qu'il prétend être, et l'on se demande si l'auteur ne nous refait pas le coup de "Shutter Island", ou si, finalement, le meurtrier n'est pas le narrateur. Je ne vous en dirais pas plus.

J'ai bien aimé la bande son en toile de fond des Rita Mitsouko et de leurs histoires d'amour qui finissent mal, en général.

Je me suis cassée la tête sur la théorie de Robert Axelrod et son dilemme du prisonnier appliqué au présent roman.

Toutefois, le récit est parfois un peu bavard, et je me souvenais d'un auteur plus efficace dans sa narration.

L'image que je retiendrai :

Celle de l'écharpe rouge Burberry, arme du crime mais aussi pièce centrale de l'élucidation de tous ces meurtres.

 

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Portrait(s) de George - Emmelene LANDON

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Actes Sud Editions, 5 février 2014, 165 pages

Résumé de l'éditeur :

Dans un catalogue consacré aux oeuvres d'Emmelene Landon, on chercherait en vain les portraits qu'elle attribue à l'artiste nommée "George". En effet c'est au roman, et donc aux mots, qu'il appartient d'imaginer et de décrire les visiteurs et les tableaux qui sous nos yeux se succèdent et s'accomplissent.

Peindre, c'est d'abord écouter, dévisager, envisager et transcrire ce qu'au gré des saisons viennent raconter d'eux-mêmes de singuliers personnages. Et s'il est également question de botanique, de cartographie, de voyages, d'urbanisme, de psycho-géographie, c'est que George interroge et pratique son art sans jamais l'isoler de tout un écosystème de réflexions sur l'espace, la nature, ou encore l'empreinte de l'homme sur le paysage. L'atelier n'est pas un cloître. Dans ces pages il s'ouvre au monde, même s'il demeure un lieu propice au "temps long", à la patience et à la méditation. D'où la dimension poétique et même spirituelle de ce roman qui fait de la création un mode de vie, et qui propose une inimitable célébration du bonheur de peindre...

Mon avis :

L'article de Zazy m'avait donné envie de découvrir ce roman et cette artiste, George.

Au fil des chapitres, je découvre son univers : ses tableaux, ses ami(e)s, la petite Ailante qui hante son immeuble à l'instar des arbres du même nom qui envahissent la cour.

Les personnages apparaissent et s'en vont, offrant ua peintre un peu de leur vie et de leur personne.

J'ai aimé prendre le temps de lire ce roman au rythme lent, en ces belles journées de fin d'été. Me laisser porter par la plume de l'auteure qui nous parle du pinceau de l'artiste.

L'image que je retiendrai :

Celle des arbres, les ailantes, qu'il semble impossible d'éradiquer et qui pousse dans des endroits impossibles.

 

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 Merci Zazy pour ce très beau livre-voyageur.

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