mardi 14 octobre 2008
Ritournelle de la faim - J.M. G. LE CLEZIO
Ritournelle de la faim
de Jean-Marie Gustave LE CLEZIO
Prix Nobel de littérature 2008 (excusez du peu...)
Ethel a un grand-oncle qui l'emmène un jour à l'exposition coloniale, dans le pavillon des Indes, et qui achète le "pavillon mauve" pour le faire rebâtir au fond de son jardin, par nostalgie. Comme les parents d'Ethel, il a quitté Maurice (l'île) quand celle-ci est passée sous mandat britannique. Depuis, ils vivent à Paris dans un regret éternel.
Les parents d'Ethel se disputent beaucoup, notament à propos de l'infidélité du père.
Une année, Ethel se fait une véritable amie, Xénia, fille d'une aristocrate russe qui a fuit le communisme et dont la mère tente d'élever ses trois filles en faisant des travaux de couture.
Puis la guerre arrive, surprenant la famille dont la fortune s'est envolée dans les projets du père de créer un engin baptisé "plus léger que l'air". C'est alors l'exil sur la Côte d'Azur et la faim.
Un très bon Le Clézio dont la ritournelle nous tient jusqu'à la dernière page.
Ne pas se fier à la quatrième de couverture : l'histoire ne se résume pas à ce passage.
Le sixième crime - Sébastien FRITSCH
Le commandant Jérôme Babalnic se rend chez un auteur à succès plutôt mysanthrope : il habite à lui seul un ancien village de 5 maisons au fin fond de la Drôme et ne voit personne, même pas sa femme de ménage. Quelques journalistes parfois, mais sans jamais rien dévoiler de lui.
Le commandant se rend chez lui car 5 crimes ont eu lieu qui font références à 5 de ses livres écrits dans sa jeunesse : les meurtres ont été commis selon les modes opératoires décrits dans les 5 romans. Le commandant va tenter d'en savoir plus face à cet homme bien mystérieux qui ne parle jamais de lui.
Mon avis :
Un huit clos envoutant entre deux hommes que le passé va rattraper.
Un livre court mais efficace.
Moi, Charlotte Simmons de Tom WOLFE
Robert Laffont, 2006, 651 pages
bon, autant le dire tout de suite, c'est un pavé de plus de 600 pages écrits tout petit. Autrement dit, j'en ai bavé !
Charlotte Simmons est une jeune américaine très douée qui vient de se voir accorder une bourse d'étude pour la prestigieuse université Dupont. Descendant de ses montagnes, elle se trouve plongée dans la vie universitaire au milieu des « fils et filles à papa » qui sont dérangés par leurs hormones (ils ne pensent qu'à CA, c'est hallucinant ! Et puis boire des litres de bières aussi). Réussira-t-elle, la brillante intellectuelle, à préserver sa virginité et à finir son semestre brillament ?
Vous le saurez au bout de ses fameuses 600 pages !
Mon avis :
Bon allez, c'est très bien écrit, un bon dynamitage d'une société américaine à sens unique.
dimanche 12 octobre 2008
Pissenlits et petits oignons de Thomas PARIS
Pocket, 2007, 166 pages
Koulechov est un croque-mort qui a le respect de ses clients. Pour chaque défunt, il prend la plume et résume la vie de celui qu'il va inhumer. Il en est à son 4223e client quand Eva Rouvière lui demande d'enterrer son mari. Mias rien ne se déroule comme prévu et Koulechov se souviendra longtemps de ce client.
Mon avis :
Un récit rondement mené, "aux petits oignons" !
Hymnes à l'amour de Anne WIAZEMSKY
Gallimard, collection Folio, 1998, 184 pages
La mère d'Anne est décédée et celle-ci découvre dans ses papiers le testament de son père qui précisait de donner à une certaine Maud un disuqe d'Edith Piaf "Hymne à l'amour".
L'auteur se souvient alors que c'était également le disque préféré de sa mère et nous raconte des tranches de vie.
Puis la seconde partie est consacrée à sa nourrice, et enfin la dernière à sa rencontre avec Maud.
Mon avis :
De cet auteur, j'avais déjà lu "Une poignée de gens".
Un bon livre, mais sans plus.
mardi 7 octobre 2008
Le palais des miroirs de Amitav GHOSH
Seuil, 2002, 563 pages
l'histoire commence en Birmanie, au moment du départ de la famille royale du palais pour son exil. Rajkumar est alors un jeune indien qui tombe amoureux d'une des servante. Rajkumar grandit et devient riche puis part chercher celle qu'il aime. Ensemble, ils fonderont une famille qui va devoir affronter les deux guerres mondiales puis l'indépendance de l'Inde. Evidemment, elle n'en sortira pas indemne.
Mon avis :
Une bonne plongée dans l'histoire de cette partie de l'Asie que je connais si peu. En rapport avec l'actualité birmane.
Un miracle en équilibre de Lucia ETXEBARIA
Editions Héloïse d'Ormesson, 2006, 414 pages
La narratrice raconte à sa fille qui vient de naître pourquoi elle a choisi d'avoir un enfant. Elle passe donc en revue l'histoire de sa famille, du coup, elle s'apperçoit qu'elle ne sait rien de sa mère ; et de sa propre vie, qui tourne autour de cette drogue légale qu'est l'alcool...
Mon avis :
Un peu long, au début un peu glauque, pas très optimiste : passable.
lundi 6 octobre 2008
Le bibliothécaire de Larry BEINHART
Gallimard, 2005, 450 pages
David Goldberg est bibliothécaire à l'université de Washington. Une de ses collaboratrice arrondie ses fins de mois en classant les papiers de Stowe dans sa bibliothèque privée. Mais un jour, elle disparaît. David prend donc sa place. Stowe, très riche, est un des pourvoyeur de fond de la campagne électorale de Scott (alias W.Bush). Mais c'est un univers où tout le monde espionne tout le monde, et le service de sécurité de Stowe pense que David a découvert un secret de campagne. Le voici donc pourchassé, et lui, contraint de découvrir le secret afin que Ann Lynn Murphy, la challenger, ne perde pas les élections.
Mon avis :
Un polar-espionnage bien mené sur fond de campagne électorale américaine. On y découvre le mode de fonctionnement d'une campagne « à l'américaine » et tous ses travers. Instructif.
La femme du Ve de Douglas KENNEDY
Pocket, 2008, 408 pages
Harry Ricks débarque à Paris après un scandale ayant eu lieu dans son université. Il vit de petits riens et tente d'écrire un roman quand se route croise celle de Margit. Exilée hongroise, elle vit seule depuis la mort de son mari et de sa fille. Elle décide qu'Harry ne viendra la voir que tous les 3 jours de 5 à 7. Alors les évenements autour d'Harry vont prendre une tournure inattendue.
Mon avis :
Une histoire bien menée, mais la fin est un peu décevante.
Comment va la douleur de Pascal GARNIER
Zulma, 2006, 203 pages
Simon est un « éradicateur de nuisibles », comprenez un tueur à gages, et Bernard un quadragénaire vivant chez sa mère. Leur rencontre est improbable sur un banc de Vals-les-Bains, et pourtant ! Simon, qui se fait vieux, engage Bernard pour lui servir de chauffeur ; mais Bernard a un coeur d'artichaud et se prend de compassion pour Fiona et son bébé Violette. Puis les choses se compliquent pour Simon...
Mon avis :
Une écriture sobre, toute en finesse. Un bon moment de lecture, trop vite passé.























