lundi 31 août 2009
Hortensias blues de Hugo BUAN
Pascal Galodé Editions, 2008, 321 pages
Un cabinet médical du centre de Rennes est décimé par un tueur en série. Signe particulier : il déculotte le médecin et lui laisse une fleur d'hortensia bleue coincée entre les deux fesses. C'est d'abord le chirurgien-dentiste Marotan qui y passe, puis le sur-lendemain son meilleur ami l'ORL Chabrier.
Lucien Workan, un commissaire de police incontrôlable toujours à la limite de l'illégalité, petit-fils de résistant va mener l'enquête au cœur de la bourgeoisie rennaise. Assisté par Leila, une jeune femme flic d'origine berbère et flanqué de son adjoint Lerouyer, Workan va dénouer les fils enchevêtrés d'une série de crimes particulièrement odieux et qui s'enchainent à toute vitesse.
Qui plus est, Workan ne supporte pas de payer un café à moitié rempli 3 euros au Condate Celtic Café. Il va alors se faire un plaisir de les commerçants...
Mon avis :
de l'humour, encore de l'humour, et toujours de l'humour dans ce polar bien mené.
Il y avait lontemps que je n'avais pas rit autant en lisant un livre !
Cet auteur a-t-il écrit d'autres livres, car j'en redemande !
dimanche 30 août 2009
Puisque rien ne dure de Laurence TARDIEU
Stock, 2006, 127 pages
Vincent est en route pour rejoindre son ex-femme, Geneviève, qui est en train de mourir. 4 heures de route, et en chemin, il tente de comprendre pourquoi Geneviève fait appel à lui en ces dernières heures. Peut-être est-ce à cause de Clara, dont il ne veut pas parler.
Geneviève, qui a choisi, depuis la disparition de leur fille Clara alors âgée de 8 ans, de ne rien oublier pour ne pas sombrer. Elle a d'ailleurs décidé d'écrire sur des cahiers ses blessures.
Puis, les anciens amants et parents se retrouvent pour un dernier opus dans une maison de campagne isolée, calme, en plain mois de juin.
Mon avis :
une plongée dans la douleur, celle de la perte d'un enfant qui a disparu et dont personne ne saura jamais ce qui lui est arrivé.
Chacun des parents réagi à sa façon : Geneviève veut se souvenir, alors que Vincent a décidé d'oublier et de refaire sa vie.
Un dernier chapitre fort en émotion, sans voyeurisme aucun.
Merci Stephie pour ton billet qui m'a donné envie de lire ce très beau livre très fort...
samedi 29 août 2009
Happy hand de Guillaume LAURANT
Seuil, collection cadre rouge, 2006, 143 pages
Naoufel, dit " Nafnaf ", est un amoureux des mots. né au Maroc de parents professeurs de français, tous trois émigrent en France, mais peu de temps après, les parents de Nafnaf décèdent.
Il est alors recueilli par son oncle en banlieue parisienne, mais très vite, il quitte l'école. Le naïf Nafnaf croit tout ce que sa cousine Shéhérazade lui raconte. Il admet par exemple que les avions à réaction n'ont pas le droit de franchir le mur du son parce que c'est un mur mitoyen avec l'Allemagne. Et quand son cousin Abderraouf exige de lui qu'il mette sur pied une " tournante " avant de l'introniser dans sa bande, Nafnaf organise sans sourciller un tournoi de ping-pong.
Naïf, et voulant que justice soit faite, il dénonce son cousin à la police. Celui-ci, du fond de sa cellule, organise sa vengeance et fait en sorte que Naoufel ait la main droite tranchée.
C'est alors que sa main " se réveille ". Enfermée dans un sac en plastique à l'intérieur d'un frigo, elle parvient à s'échapper. Commencent donc ses innombrables aventures, à la recherche éperdue de Naoufel.
Nafnaf est à deux doigts de renoncer à la vie, lorsque son chemin croise celui d'une ravissante camerawomen.
Mon avis :
Un excellent petit livre pleins de jeux de mots et très divertissant.
Si la narration de "la main" de Naoufel m'a quelque peu surpise au départ, j'ai fini par accepter qu'une main puisse faire des choses indépendament du corps, pour le plus grand bien de Nafnaf qui se débat dans la vie.
Un livre réjouissant !
Les avis d'Yspaddadden et de Yv, qui m'ont fait découvrir ce livre.
vendredi 28 août 2009
Les carnets de Jane Somers : Journal d'une voisine de Doris LESSING
LGF, le livre de poche, 2008
Jane Somers vient de perdre son mari, avec qui elle vivait côte-à-côte, par habitude, sans vraiment lui parler. Et sa mère, peu de temps après, avec qui elle a rarement discuté également.
Co-rédactrice en chef d'un grand magazine féminin londonnien, Jane, ou Janna, comme elle préfère qu'on l'appelle, a peu de temps à consacrer aux autres. Elle aime en revanche prendre soin d'elle, prendre des longs bains, aller chez la manucure, le coiffeur, et s'habiller avec soin.
Mais un jour, elle se prend d'amitié pour une vieille voisine acariâtre à qui elle rend de plus en plus souvent visite.
Mon avis :
je ne suis pas arrivée à "rentrer dans l'histoire" ; de plus, le style ne m'a pas plu, et j'ai trouvé la narration brouillonne, pleine d'aller-retour, de dialogues rapportés. Le personnage principal ne m'a pas convaincu non plus...
Bref, je n'ai pas été convaincue par ce livre de Doris Lessing.
Ce livre-voyageur m'a été prêté par Soie. Il va maintenant rejoindre Hambreellie.
jeudi 27 août 2009
Et tous les autres crèveront de Marcus MALTE
Zulma, collection Quatre-bis, 2001, 208 pages
Né à Saint-Étienne, Tony adorait aller au stade, encourager l'équipe des Verts, avec son père. Celui-ci, tourneur dans une usine d'armement, a été licencié après vingt ans de loyaux services et les choses ont commencé à basculer. Il est mort lorsque Tony avait tout juste treize ans et l'adolescent s'est mis à avoir de drôles de fréquentations, notamment la jeune Lucy qui l'a initié à l'amour physique. Puis, Tony a commis sa première bêtise avec le braquage raté d'une station-service suivi de plusieurs mois de prison. Durant sa détention, il a sympathisé avec un gros dur et la chute a commencé…
Quant à Lucy, de son vrai nom Sylvie Auclair, elle est devenue une célèbre présentatrice des informations télévisées. Mais elle souffre d'un mal étrange qu'aucun praticien n'est arrivé à identifier. Il faut dire que Lucy revient de loin. Fille d'un couple de soixante-huitards – d'autant plus acharnés que sa mère avait un papa gros industriel qui lui envoyait des mandats –, elle a connu la vie communautaire et mené une existence dissolue entre 12 et 17 ans avant de couper les ponts de façon violente avec sa famille.
Mon avis :
pas facile de rentrer dans la narration, mais une fois compris "le truc" qui met ces deux vies en parrallèle, la lecture démarre et nous entraîne loin...
Encore une fois, j'ai été ébouriffée par cet auteur.
Dédicacé par l'auteur dans le cadre du "Quai du polar 2009"
mercredi 26 août 2009
La libraire a aimé de Sophie POIRIER
Ana Editions, 2008, 71 pages
Sophie Poirier apperçoit tous les soirs à la même heure, un homme et une femme qui se rencontre au café du coin et parlent autour d'un verre de whisky.
Quelques jours plus tard, la narratrice découvre que la femme est libraire et suppose que tous deux échangent chaque soir autour de leurs lectures.
Mais un jour, l'homme vient pas, alors la libraire part à sa recherche...
Mon avis :
une quête oui, mais une quête qui fait délaisser la lecture : l'auteure veut nous dire que la vie n'est pas dans les livres.
Je lui opposerait la célèbre phrase de Marcel Proust : "la vraie vie, la vie réellement vécue, c'est la littérature".
L'avis mitigé de Cécile (quoide9), l'avis plus enthousiaste d'Aifelle.
mardi 25 août 2009
Brandebourg de Henry PORTER
Calmann-Lévy, 2008, 479 pages
Septembre 1989 : la République démocratique allemande est en plein naufrage et la toute-puissante Stasi s'avère incapable de contenir la vague de rébellion qui menace le pays.
Rudi Rosenharte a autrefois fait partie de l'élite de la Stasi. Il est aujourd'hui professeur d'histoire de l'art et mène une vie tranquille à Dresde. La Stasi le recontacte pour lui ordonner de se rendre en Italie à un rendez-vous fixé par Annalise Schering, son ancienne petite amie. Lui seul sait qu'Annalise est morte des années plus tôt. Il l'a vue, les veines tailladées, baignant dans son sang. Mais la Stasi ignore tout de cette mort et reste persuadée qu'Annalise détient des informations de la plus haute importance. Pour que Rudi accepte de s'impliquer, la Stasi abat une carte maîtresse : son frère jumeau sera maintenu en prison tant qu'il ne sera pas de retour avec les informations convoitées. Rudi n'a pas le choix...
Malheureusement pour lui, la Stasi n'est pas le seul service secret à s'intéresser aux informations de la mystérieuse Annalise. Il se retrouve alors l'otage d'une redoutable machination entre plusieurs services secrets pendant qu ela révolte gronde en RDA.
Mon avis :
enfin un livre d'espionnage que j'arrive à suivre !
Qui plus est, on suit pas à pas la chute du Mur de Berlin, dûe à une bourde du ministre...
Un récit rondement mené et fort intéressant historiquement.
lundi 24 août 2009
La pierre et le sable de Eiji YOSHIKAWA
J'ai lu, 2000, 856 pages
Dans le Japon du XVIIe siècle, Miyamoto Musashi, jeune homme fougueux, n'aspire qu'à se battre, et à devenir samouraï comme son père. Recherché dans tout le pays, il est recueilli par un moine et n'a bientôt plus qu'un but : tendre à la perfection des arts martiaux.
Lui qui se battait pour un oui ou pour un non sera désormais serviteur du bien.
Mais à Kyotô, il est confronté à la "maison de Yoshioka", célèbre "maison" qui apprend les arts du combat. Musashi, qui cherche simplement à se perfectionner, provoque un à un les grands maîtres en duel.
Mon avis :
856 pages... lues en diagonale, oui, j'avoue. Sauf au début, bien sûr, mais Musashi a fini par m'énerver à courir partout. Après avoir gagné un combat, il s'enfuie systématiquement, c'est lassant...
On apprend beaucoup de choses sur le Japon du XVIIe siècle, mais c'est tellement dilué dans la narration, et "l'intrigue" est bien mince.
Pour les amateurs du genre uniquement.
dimanche 23 août 2009
Itinéraire d'enfance de DUONG Thu Huong
LGF, collection Le livre de poche, 2009, 346 pages
Fin des années 1950 au Viêtnam.
Bê a douze ans, sa vie dans le bourg de Rêu s'organise entre sa mère, ses amis et ses professeurs. Son père, soldat, est en garnison à la frontière nord.
Pour avoir pris la défense d'une de ses camarades abusée par un professeur, elle se voit brutalement exclue de l'école. Révoltée, elle s'enfuit de chez elle, avec sa meilleure amie, pour rejoindre son père.
Commence alors un étonnant périple : les deux adolescentes, livrées à elles-mêmes, sans un sou en poche, finiront par arriver à destination, après des aventures palpitantes et souvent cocasses : Bê la meneuse, non contente d'avoir tué le cochon et participé à la chasse au tigre, va également confondre un sorcier charlatan et jouer les infirmières de fortune.
Mon avis :
offert par Fleurdemétal dans le cadre du swap "littérature asiatique" il y a quelques mois, j'ai littéralement goûté les aventures de Bê dan sun Vietnam noir-et-blanc : les gens sont soit bons soit mauvais, et le communisme est l'avenir de l'homme.
On mange beaucoup dan sce roman, et les parfums nous parviendraient presque à travers les pages.
J'avais peu apprécié "Terre des oublis" du même auteur. Ce livre-ci me réconcilie avec l'auteur.
samedi 22 août 2009
La chambre des morts de Franck THILLIEZ
Pocket, 2006, 341 pages
Vigo et Sylvain sont deux informaticiens au chomage, dans le Nor de la France, qui, un soir, par vengeance, décident d'aller taguer leur ancienne usine. Leur forfait accompli, ils rentrent chez eux quand Vigo décide, sur une ligne droite, de rouler à plus de 100 km/h tout feux éteints.
Quand tout à coup,, la voiture heurte quelque chose. Les tagueurs s'arrêtent et découvrent qu'ils ont renversé un homme, mort sur le coup, mais qui laisse dans une sacoche 1 million d'euros. Vigo décide de cacher le corps et d'empocher l'argent.
Quelques jours plus tard, ils découvrent dans le journal que l'homme est un riche médecin qui apportait la rançon pour la libération de sa fille; Fille qui sera retrouvée morte dans une bien étrange position.
Puis, une autre fillette disparaît.
Lucie, jeune gardien de la paix, se retrouve par hasard sur les deux affaires (celle du tag et celle de la fillette) et, passionnée par le profiling, se prend au jeu et intègre l'équipe en charge de l'enquête.
Mon avis :
Un bon polar mené tambour battant, aux personnages secondaires étranges, cachant des secrets...
Dédicacé par l'auteur lors du "Quai du polar".

























