lundi 30 novembre 2009
Tag : Kreativ blog
Merci Mango pour ce tag, qui sera, comme pour toi, le dernier de l'année.
Il faut détailler mes activités préférés du moment :
* rendre visite régulièrement au pharmacien pour refaire le plein d'homéopathie et autres huiles essentielles, c'est ma joie ;
* faire des feux de cheminée pour se réchauffer et faire plaisir aux enfants ;
* allumer les bougies le soir ;
* prendre des grands bains moussants et lire jusqu'à ce que l'eau soit froide ;
* penser aux cadeaux que le Père-Noël apportera aux Couassous.
Beaucoup d'activités en ce mois de novembre, finalement....
Qui veut reprendre le tag ? Toinette ? Calypso ? Théoma ? Qui d'autre ?
dimanche 29 novembre 2009
Dimanche poétique # 4
Salut ! bois couronnés d'un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire,
J'aime à revoir encore, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d'attraits,
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui
Je me retourne encore et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui !
Peut-être l'avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l'espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j'ignore
Aurait compris mon âme et m'aurait répondu ? ...
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphyr ;
A la vie, au soleil, ce sont là mes adieux ;
Moi, je meurs et mon âme au moment qu'elle expire,
S'exhale comme un son triste et mélodieux.
Alphonse de Lamartine "Rêves d'automne"
D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, Esmeraldae, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin, Soie, Hambre....
vendredi 27 novembre 2009
Impardonnables - Philippe DJIAN
Gallimard, 22 janvier 2009, 232 pages
Francis est un écrivain à succès, meurtri par l'existence. Sa femme et l'une de ses deux filles sont mortes devant ses yeux, brûlées dans une station essence d'une aire d'autoroute.
A soixante ans, il est maintenant installé au Pays basque où il a mis de côté ses derniers remords en se remariant avec une directrice d'agence immobilière, qui se fait de plus en plus absente.
Mais voilà que sa fille Alice qu'il chérit plus que tout, disparaît brutalement et brise ce fragile équilibre. Francis fait alors appelle à une détective privée, une ancienne amie A-M qui va découvrir pourquoi sa fille a disparu.
Petit à petit se recréés des liens entre les deux anciens amants et A-M lui fait par de son inquiétude pour son fils qui est en prison suite à un braquage. A sa sortie, Francis le prend sous son aile, mais le fils est meurtri.
Puis l'écrivain vire peu à peu paranoïaque, persuadé que sa femme le trompe.
Mon avis :
une écritude difficile à suivre, des portraits par petites touches, des personnages pas toujours réalistes et des dialogues à l'arraché qui ne mènent à rien.
Un roman que je qualifierais de "bizarre" dans son type de narration tout en flash-backs et anticipations. Et certains personnages ne sont pas des plus crédibles (le narrateur, notament).
jeudi 26 novembre 2009
Presque mort - Ake EDWARDSON
Jean-Claude Lattès, 16 septembre 2009, 474 pages
Un gangster, un écrivain, un politicien et un citoyen ordinaire gravitent dans cette histoire - sans compter le commissaire Winter rongé par le doute et par un mal de tête persistant qu'il se refuse à soigner.
Sans compter son confrère Lars qui semble partir à la dérive depuis qu'il a découvert la voiture abandonnée sur le pont, début de toute l'affaire.
L'automne est particulièrement beau mais tous sont rattrapés par un sombre événement. Leurs destins se rejoignent autour de la mystérieuse disparition d'une jeune fille, trente ans auparavant.
Mon avis :
Les références au puzzle sont nombreuses dans ce roman. Et les courts passages dans chaque chapitre semble fonctionner comme les pièces d'un puzzle.
Sauf qu'au début, j'ai mis plus de 100 pages avant de pouvoir placer chaque personnage dans l'intrigue (ce qui est fort long, je trouve). Et une fois que le roman s'achève, nous n'avons pas une vue d'ensemble du puzzle, ce que j'attendais depuis plus de 400 pages.
Bref, je n'ai pas adhéré à cette histoire, car les enquêteurs avaient des contours trop flous pour moi. Seuls les personnages gravitant autour de l'intrigue avaient quelques profondeurs.
D'autre part, j'ai manqué d'une carte géographique de ce coin de Suède pour me repérer.
Un polar nordique un peu décevant, je trouve, malgré la bonne renommée de l'auteur.
mercredi 25 novembre 2009
Des défis, encore des défis....
A l'aube d'une nouvelle année (enfin, d'ici quelques semaines...), je me suis inscrite pour 2 défis :
D'abord : le prix Littéraire des Blogueurs
proposé par leslivresGeorgeSandetmoi.
Au programme : 10 livres à lire et, bien sûr, comme il s'agit d'un prix, élire celui que l'on préfère. Comme GeorgeSand propose 3 catégories, j'ai choisi "le prix Mare au Diable", du polar (étonnnant, non ?)
Puis le second, Fêtons Albert Camus
proposé par Bonheur de Lire.
Au programme : lire une (ou plusieurs) oeuvre(s) de Camus et mettre son billet sur son blog le 4 janvier à 13h54 pour être précis.
J'ai choisi : La Chute (jamais lu, et je ne voulais pas relire "L'Etranger" ou "La Peste" ou encore "Le Premier homme" : finalement, j'en ai lu pas mal de cet auteur.)
mardi 24 novembre 2009
L'origine de la violence - Fabrice HUMBERT
Le Passage, 8 janvier 2009, 314 pages
Lors d'un voyage scolaire en Allemagne, un jeune professeur découvre au camp de concentration de Buchenwald la photographie d'un détenu dont la ressemblance avec son propre père Adrien, le stupéfie.
Rentré en France, il retrouve son père, mais le souvenir de la photographie ne le quitte plus. Il décide alors de se lancer dans une recherche qui va bouleverser sa vie.
Ce détenu, nommé David Wagner, se révèle être son véritable grand-père. Peu à peu se met en place l'autre famille, la branche Wagner, la branche cachée, celle dont personne chez les Fabre n'évoque l'existence. Et c'est le destin croisé de ces deux familles, deux générations plus tôt, lorsque l'ambitieux David Wagner rencontra le riche Marcel Fabre et sa femme Virginie, qui éclate alors au grand jour, ainsi que les terribles conséquences que la liaison entre David et Virginie entraîna.
Au cours de sa quête à travers la France et l'Allemagne, dans la nouvelle vie qu'il tâche d'inventer avec une Allemande qu'il vient de rencontrer, le jeune homme se rend compte qu'on ne se débarrasse pas si facilement du passé - ni du sien, ni de celui de sa famille. Lorsqu'on remonte à l'origine de la violence, c'est sa propre violence qu'on finit par rencontrer.
Mon avis :
un sujet rebattu, sur la recherche des racines familiales, la découverte d'un parent mort en déportation.
Pourtant, le ton de ce livre est radicalement différent, car le narrateur recherche d'abord d'où lui vient cette violence en lui. Qu'il la trouve dans le passé familial m'apparait moins évident.
Rassurez-vous, malgré le titre, ce livre n'est pas un essai mais bel et bien un roman.
Les avis plus enthousiatses de Sylire (pour qui c'est un coup de coeur), de Ma-tasse-de-thé, d'Aifelle.
et celui plus mitigé de Yv, que je rejoins un peu, mais pas forcément pour les mêmes raisons.
lundi 23 novembre 2009
Sang d'encre 2009
Dimanche matin, j'ai laissé mari et enfants
pour me rendre à Vienne (Isère)
à cause de ça :
Le rez-de-chaussée de la Bibliothèque est tendu de noir,
des auteurs par petits groupes dédicaces leurs ouvrages,
pas beaucoup de monde en ce dimanche matin pluvieux, ouf.
Atmosphère bon-enfant autour du fauteuil vert, emblème du festival,
un peu de jazz en fond sonore (le fils d'Eastwood, vous savez, l'acteur).
Resortie avec de quoi peupler mes nuits blanches :
En avril, ce sera le "quai du polar" à Lyon.
Et puis il faudra bien un jour que je retourne à Cognac,
pour le prix du livre de la ville, cette fois...
dimanche 22 novembre 2009
Dimanche poétique # 3
Comme je suis allée ce matin à "Sang d'encre" (billet demain), je reste dans le ton avec une "poésie policier"
(qui est, en plus une de mes préférées de cet artiste) :
Les passants sur son chemin
Soulèvent leurs galures,
Le chien lui lèche les mains
Sa présence rassure.
Voyer cet enfant qui beugle,
Par lui secouru,
Et comme il aide l'aveugle
A traverser la rue.
Dans la paix de son jardin
Il cultive ses roses;
Monsieur est un assassin
Quand il est morose.
Il étrangle son semblable
Dans le bois d'Meudon
Quand il est inconsolable,
Quand il a l'bourdon.
A la barbe des voisins
Qui le trouve sympathique,
Monsieur est un assassin,
Je suis son domestique,
Et je classe ce dossier
Sous les églantines,
Je suis un peu jardinier
Je fais la cuisine.
Il étrangle son prochain
Quand il a le cafard,
Allez hop! Dans le bassin
Sous les nénuphars.
Et je donne un coup de balai
Sur les lieux du crime
Où il ne revient jamais,
Même pas pour la frime.
Sans éveiller les soupçons,
Aux petites heures
Nous rentrons à la maison,
Je suis son chauffeur.
Car sous son air anodin,
C'est un lunatique,
Monsieur est un assassin,
Chez lui c'est chronique.
Il étrangle son semblable
Lorsque minuit sonne,
Et moi je pousse le diable,
Dans le bois d'boulogne.
Le client dans une valise
Avec son chapeau,
Prendra le train pour Venise
Et un peu de repos.
Il étrangle son semblable
Dans le bois d'Meudon
Quand il est inconsolable
Quand il a le bourdon.
A la barbe des voisins
Qui le trouve sympathique,
Monsieur est un assassin.
Je suis son domestique.
Vous allez pendre monsieur,
Je vais perdre ma place,
Vous allez pendre monsieur,
Hélas! Trois fois Hélas!
Mais il fallait s'y attendre
Et je prie Votre Honneur,
Humblement, de me reprendre
Comme serviteur,
Et je classerais ce dossier
Sous les églantines,
Je suis un peu jardinier
Et je fais la cuisine.
Monsieur, de Thomas Fersen
En vidéo :
monsieur
envoyé par zimzomb. - Futurs lauréats du Sundance.
D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, Esmeraldae, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin, Soie....
samedi 21 novembre 2009
Le mec de la tombe d'à côté - Katarina MAZETTI
Gaïa, 2006, 253 pages
Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune, son vélo écrasé par un camion. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance.
Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision.
Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie.
Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis. C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.
Mon avis :
en effet, rien ne prédisposait ces deux personnages à se rencontrer, et pourtant, comme les hormones de Désirée sont au top et qu'elle veut un enfant malgré tout, qu'une attirance inexpliquée attire ces deux êtres, la magie prend.
J'ai bien aimé la narration à deux voix, d'abord celle de Désirée, puis celle de Benny qui tour à tour, font avancer l'histoire sans être répétitif.
J'ai bien aimé également le papier rose, qui place le livre dans une autre dimension que le simple papier blanc habituel.
Un roman touchant, jamais voyeur, sur un amour impossible que deux mondes sociaux séparent.
Un bon moment de lecture.
Un bémol toutefois : le titre ! Les protagonistes ont tous les 2 la trentaine passée, et à cette âge-là, un homme n'est plus "un mec". Du coup, je m'attendais à trouver des personnages plus jeunes....
Les avis enthousiastes qui m'ont donné envie de lire ce livre : celui de Sylire, de Kathel et d'Emilie - l'avis plus mitigé de Stephie.
vendredi 20 novembre 2009
Prix d'excellence 2009
Je remercie infiniment Mazel de m'avoir décerner ce prix,
ainsi que tous les professionnels de la profession de m'avoir remarqué, etc, etc.
Mais le prix s'accompagne d'un petit questionnaire,
une sorte de Tag...
7 choses aimées :
* mes enfants et mon mari (oui, ça fait 3 d'un coup, et dans cet ordre)
* la lecture, bien sûr
* le jardinage, je m'y suis mise depuis peu
* la musique classique grâce à ma maman
* la gastronomie et le bon vin (flute, ça en fait 8 en tout, tant pis)
7 blogs à qui decerner ce prix :
- La bibliothèque du domaine (très axée BD en ce moment)
- Livr-esse (pour sa sélection de pinards et de bons livres)
- Toinette et L'oiseau-lyre pour notre longue amitié bloguesque
- Audouchoc (pour son pseudo chocolaté)
- Antigone (pour ces écrits en plus de ses chroniques)
- et le suisse de garde : Fattorius.
























