jeudi 24 décembre 2009
Une seconde avant Noël - Romain SARDOU
XO Editions, 2005, 298 pages
Harold Gui est un orphelin qui vit à CokeCuttle, une ville industrielle dans le Nord de l'Angleterre en 1851. Grâce à son ami Le Falou à la belle écriture, il a pu échapper à la terrible pension Parott. Chaque soir, dans leur refuge sur le port, Le Falou lui raconte des histoires de fées et d'elfes.
Mais un jour, Le Falou meurt et Harold est accusé d'avoir trompé l'assistance publique et tué le vagabond. Il est envoyé en Ecosse dans une ferme de redressement, tenue par le frère de Madame Parott. Malgré les corvées, dans la lande, il va découvrir des lutins qui vont le mettre face à son destin : devenir le Père-Noël.
Mon avis :
un vrai conte de Noël de saison, et écrit pour cela.
J'ai beaucoup aimé la première moitié du livre où les conditions de vie des enfants du 19e siècle sont décrites ; j'ai également apprécié la distance humoristique de l'auteur face à son texte.
Mais la partie plus "transformation d'Harold en Père-Noël" m'a paru moins intéressante.
Mon Dieu, aurais-je perdu mon âme d'enfant ?....
mardi 22 décembre 2009
Chambre numéro 10 - Ake EDWARDSON
JC Lattès, 2007, 502 pages
Une femme est retrouvée morte dans une chambre d'hôtel à Göteborg. Appelé sur place, Erik Winter s'aperçoit qu'il est déjà venu là, dix-huit ans auparavant, lors de la disparition d'une jeune femme. Winter reste persuadé d'être passé à côté de quelque chose autrefois. Une chose qui peut également avoir son importance dans sa nouvelle affaire. Les deux femmes ont-elles davantage à partager que cette chambre numéro 10 ?
De cette jeune fille, on ne sait rien : elle avait peu d'amis, peu de relations de travail, pas de petit ami. Et son appartement venait d'être refait. Difficile pour Erik Winter d'enquêter sur le passé de la famille, surtout que quelques temps plus tard, la mère de la victime est à son tour retrouvée morte.
Mon avis :
passé et présent se mèlent : l'enquête sur une disparition 20 ans auparavent et les meurtres de 2007. Le lecteur doit donc s'accrocher.
Beaucoup de dialogues genres cinématographiques, et j'ai du mal avec les dialogues qui ne mènent nulle part.
Un tueur qui reste caché jusqu'au bout, un bon policier dans lequel on piétine, comme les enquêteurs.
Lu pour le prix "Mare au diable" 
lundi 21 décembre 2009
L'aube des rêveurs - Mary Doria RUSSELL
Editions Générales First, 2 juillet 2009, 370 pages
Agnès Schanklin vit dans l'Ohio avec sa mère acariâtre. Après la seconde guerre mondiale, c'est au tour de la grippe espagnole de décimer la population, y compris la famille d'Agnès ; elle-même n'y échappant que de peu. A la tête de l'argent de sa mère et de sa soeur, elle décide de changer de vie et de partir, sur un coup de tête, en Egypte.
Là-bas, elle rencontre Churchill et devient l'amie de Lawrence d'Arabie. Elle tombe également amoureuse d'un allemand marié. Mais son voyage prend fin et elle doit rentrer chez elle, à Cedar Glenn.
Mon avis :
une grande page de l'Histoire : celle qui a vu se dessiner la carte du Moyen Orient après la seconde guerre mondiale. En quelques jours, l'héroïne assiste à toutes les plus grandes réunions.
Un bon cour d'histoire romancée, un bon bol de désert et d'Egypte avec description des us et coutumes, une histoire d'amour et d'espionnage intéressante.
Un roman très bien documenté.
Un seul bémol : l'héroïne a un chien qu'elle promène partout et qu'elle ne lâche pas, quelle plaie !
Je remercie
ainsi que les Editions First pour ce bon moment de lecture très dépaysant.
dimanche 20 décembre 2009
Dimanche poétique # 7
O Tannenbaum, o Tannenbaum
Wie treu sind deine Blätter
Du grünst nicht nur zur Sommerzeit
Nein auch im Winter wenn es schneit
O Tannenbaum, o Tannenbaum
Wie treu sind deine Blätter
O Tannenbaum, o Tannenbaum
Du kannst mir sehr gefallen
Wie oft hat nicht zur Weihnachtszeit
Ein Baum von dir mich hoch erfreut
O Tannenbaum, o Tannenbaum
Du kannst mir sehr gefallen
O Tannenbaum, o Tannenbaum
Dein Kleid will mich was lehren
Die Hoffnung und Beständigkeit
Gibt Mut und Kraft zu jeder Zeit
O Tannenbaum, o Tannenbaum
Dein Kleid will mich was lehren
O Tannenbaum
(Mon beau sapin, en français, ici dans sa version originale en allemand)
Joachim August Zarnack, 1820
D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, Esmeraldae, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin, Soie, Hambre....
samedi 19 décembre 2009
Le garçon dans la lune - Kate O'RIORDAN
Editions Joëlle Losfeld, 2008, 275 pages
Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte. Julia s'interroge avec causticité sur la personnalité de l'homme qu'elle a épousé. Pourquoi lui semble-t-il si souvent impassible devant certains événements de la vie quotidienne ?
Leur fils Sam, sept ans, est un enfant sensible et enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Lors d'un week-end, ils quittent Londres pour rendre visite au père de Brian en Irlande.
Un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia pourtant décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme tyrannique. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille.
Mon avis :
avec ce livre, j'ouvre une nouvelle rubrique : celle des livres abandonnés en cours de route. Même en lecture rapide-survol, j'ai dû l'abandonner.
D'abord, le style un peu longuêt, très délié, comme si l'auteure s'écoutait parler. Trop long, trop de disgressions.
Ensuite, la dépression des personnages : c'est quelque chose de tellement personnel que chaque fois qu'il en ait question dans un roman, je trouve que cela sonne faux. Ce fut le cas ici.
Theoma en a fait un coup de coeur, Flo a bien aimé.
vendredi 18 décembre 2009
Chercher l'erreur
Gentillement proposé par Keisha, voici le tag où vous devez travailler, autrement dit, chercher l'erreur parmi les 7 propositions :
* toutes les années, j'attrappe la grippe, rien n'y fait
* il y a quelques années, je voulais être conductrice de trains
* je mets le même parfum chaque hiver, mais je change chaque année celui de l'été
* j'ai passé 5 fois mon permis avant de le réussir
* j'adore le thé noir parfumé, un peu moins le thé vert
* j'ai horreur de me promener avec un trousseau de clés, et pourtant dans mon travail, j'y suis obligée
* je suis fan de chocolat blanc, surtout le *Galak...
Qui veut bien reprendre ce tag :
Astrid (qui a ouvert un nouveau blog) - Hambre - Kathel - EmiLie - Lystig...
Merci à vous d'avoir pris la peine de jouer,
la bonneréponse a été donnée par Hambre :
je n'aime pas le chocolat blanc, je préfère le noir.
jeudi 17 décembre 2009
Terre des affranchis - Liliana LAZAR
Gaïa, 17 août 2009, 197 pages
Victor, sa mère et sa soeur habitent le petit village de Slobozia en Roumanie. Mais cette famille ne fait pas vraiment partie du village car le père, un ancien mineur, battait femme et enfant avant son décès dans "La Fosse aux lions", un lac réputé dangereux car hanté.
Un jour que Victor se promène dans la forêt, il rencontre une ancienne camarade de classe et l'invite au bal. Mais la fille se moque de lui et dans un accès de colère, Victor l'étrangle. Il est alors obligé de se cacher dans la maison, et ce pendant plus de 20 ans. Comme la maison familiale est en dehors du village, jamais personne ne se doutera que Victor n'est pas mort.
Personne sauf le prêtre qui demande à Victor de recopier clandestinement des livres religieux, car en pleine dictature Ceaucescu, de tels livres sont interdits.
Mon avis :
Tout y est : l'âme slave mais pas russe, les légendes qui perdurent, la dictature et son ambiance de plomb, le criminel qui se cache, l'indic de la securitate et le policier un peu pataud, le poids des traditions.
J'ai été prise par le rythme du récit, par ces personnages crédibles ainsi que par la facilité de lecture.
L'auteur a su créer une ambiance, c'est tout ce que j'aime, même si au départ, je n'étais pas convaincu par un roman se déroulant en Roumanie.
Emprunté à la BM parce qu'il était disponible, car il ne figurait pas sur ma LAL, je ne regrette pas mon prêt.
mardi 15 décembre 2009
Loin des bras - Metin ARDITI
Actes Sud, 17 août 2009, 423 pages
L'Institut Alderson, pensionnat suisse pour gosses de riches, traverse des jours difficiles et pourrait changer de propriétaire.
Les deux soeurs, actuelles gérantes du pensionnat après la mort du mari de l'une d'elle, se débat entre les élèves qui s'en vont et les professeurs qui doivent prendre deux disciplines pour faire des économies. Sans compter le matériel sportif qui ne peut être remplacé faute de crédits.
Aussi le petit cénacle des professeurs vit-il des jours angoissés. Ici chacun panse une blessure ou dissimule un secret : un deuil, le vice du jeu, le déshonneur d'avoir été "collabo", la lâcheté déguisée en pacifisme, l'opprobre antisémite, des amours "contre nature", le sentiment d'avoir été abandonné...
Une nouvelle professeure arrive en ce début d'année pour remplacer une amie, professeur d'italien, dont le mari est parti un semestre à Londres. Autour de Vera les destins se dévoilent jusqu'au mois de décembre, date de la vente du pensionnat.
Mon avis :
un très beau huit-clos autour d'adultes brisés par la vie à cause de l'Histoire (la guerre est passée par là et de nombreux professeurs ont trouvé refuge en Suisse) ; mais aussi d'enfants casés dans ce pensionnat et qui grandissent sans amour.
Un livre autour de blessures jamais refermés, que l'on découvre peu à peu, c'est là le talent de l'auteur.
Presque un coup de coeur, au moins un livre qui a su me toucher autour du thème effleuré et pourtant si présent de l'enfance et de la difficulté d'être adulte.
dimanche 13 décembre 2009
Dimanche poétique # 6
Je suis dans la clarté qui s'avance
Mes mains sont toutes pleines de désir
Le monde est beau
Mes yeux ne se lassent pas de regarder les arbres
Les arbres si verts, les arbres si pleins d'espoir
Un sentier s'en va à travers les mûriers
Je suis à la fenêtre de l'infirmerie
Je ne sens pas l'odeur des médicaments
Les oeillets ont dû s'ouvrir quelque part
Être captif, là n'est pas la question
Il s'agit de ne pas se rendre
Voilà.
Nazim Hikmet
jeudi 10 décembre 2009
Codex, le manuscrit oublié - Lev GROSSMAN
Le livre de poche, 2008, 443 pages
Edward Wosny, jeune banquier new-yorkais, se voit offrir une promotion dans une banque londonnienne. Promotion qu'il accepte en se dégageant 15 jours de vacances. Mais son patron exige de lui une dernière mission : retrouver un manuscrit disparu de la famille Went. Cette famille avait fait mettre en lieu sûr tous ses vieux livres pendant la seconde guerre mondiale à New-York.
Adorant les livres, Edward accepte la mission et se rend dans le vieille appartement des Went afin d'ouvrir les caisses et de découvrir le manuscrit disparu. Mais rien en se passe comme prévu et Edward ets obligé de chercher ailleurs que dans l'appartement.
Sa quête l'emmène à fréquenter une bibliothèque privée où il rencontre Margaret, une jeune universitaire qui fait des recherches sur l'auteur du manuscrit.
En même temps, son meilleur ami lui fait découvrir un bien curieux jeu vidéo : Momus qui recrée des situations de la vie réelle, et des lieux qu'Edward est amené à fréquenter pour ses recherches. Jeu vidéo et réalité se confondent.
Mon avis :
un roman efficace sur la recherche d'un livre dont l'existence est contreversée. A la recherche d'un livre dans le roman, mais aussi utilisation de jeux vidéos. L'auteur mèle médiéval et modernité avec succès.
Pas de courses-poursuites et autres codes à décoder, rien que du vraissemblable, ce qui est appréciable dans ce genre de livres.
Sans oublier le rebondissement final, que j'ai vu arriver, mais sans vouloir y croire, et pourtant si...
Je remercie
ainsi que les éditions
pour ce partenariat de lecture.























