dimanche 28 février 2010
Dimanche poétique # 16
Il y a 15 jours, je vous proposais un poème d'Arthur Rimbaud.
Florence "La douce et piquante"me faisait remarquer que Léo Ferré l'avait mis en musique.
Le voici :
léo ferré - rêve pour l'hiver
envoyé par bisonravi1987. - Clip, interview et concert.
D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, Esmeraldae, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin, Soie, Hambre....
vendredi 26 février 2010
Le petit livre des gros câlins - Kathleen KEATING
Points, 2007, 87 pages
Les scientifiques sont d'accord : les câlins agissent miraculeusement sur notre bien-être physique et notre équilibre affectif. Ils rendent heureux, sèchent les larmes, donnent confiance en soi, apaisent les tensions, évitent les insomnies, ralentissent le vieillissement, facilitent les régimes...
Alors, pourquoi s'en priver ?
Mon avis :
Merci à Lystig pour ce livre que j'ai trouvé dans ma BAL cette semaine suite à un billet sur son blog.
Avec une dédicace : "le livre qu'il te faut pour cet hiver".
Et c'est exactement ça : ça fait du bien de faire des câlins quand il fait froid dehors où que l'hiver nous déprime. (Enfin de là à en faire à mon chef, faudrait voir, quoique, si un jour il est vraiment trop en colère, cela peut lui faire du bien à lui aussi...)
Un livre que je ne saurais trop vous recommander.
jeudi 25 février 2010
Des bibliothèques pleines de fantômes - Jacques BONNET
Denoël, 2008, 138 pages
Avez-vous peur de mourir dans votre sommeil, enseveli sous l'écroulement de votre bibliothèque ? L'accumulation de livres ne met-elle pas en danger l'existence même de votre famille ?
Classez-vous les volumes par thème, langue, auteur, date de parution, format ou selon un autre critère de vous seul connu ? Peut-on faire voisiner sur une étagère deux auteurs irrémédiablement brouillés dans la vie ?
Autant de graves questions se posant à cette espèce en voie de disparition : les bibliomanes, qui, outre la passion de posséder les livres, ont celle de les lire.
Les bibliothèques sont des êtres vivants à l'image de notre complexité intérieure. Elles finissent pas composer un labyrinthe dont pour notre plus grand, et dangereux, plaisir, nous pouvons très bien ne plus sortir.
Mon avis :
gentillement prêté par Marie.
Voici un petit livre qui fait réfléchir sur le rangement de sa propre bibliothèque, mais aussi sur nos appétits de lecture.
Un petit défaut tout de même qui a gêné ma lecture : la trop grande érudition de l'auteur qui prend plaisir à citer d'obscures romanciers, essayistes ou philosophes inconnus pour qui n'est pas Pic de la Mirandole (et encore celui-ci, je le connais).
mercredi 24 février 2010
La blessure et la soif - Laurence PLAZENET
Gallimard, 20 août 2009, 555 pages
La Fronde bouleverse la France. La dynastie des Ming, en Chine, meurt. Deux hommes, passionnément, aiment des femmes qu'ils tremblent de perdre. L'un est français, l'autre chinois. Dans le chaos, ils cherchent la vérité et la justice.
Des continents les séparent : M. de La Tour et Lu Wei ne devraient pas se rencontrer. L'amour fou. Dieu et le Vide vont avoir raison des continents entre eux. Pendant douze ans, deux hommes s'efforcent de briser l'absence qui les ronge. la privation, la ruine, les spectres du deuil. Ils leur opposent la fidélité, l'extase. Un jour, Lu Wei confie à M. de La Tour quelques sceaux qui sont tout ce qu'il a conservé de son univers. Les chemins les plus merveilleux sont des détours.
Port-Royal et Louis XIV attendent encore M. de La Tour. Une femme aussi.
Mon avis :
555 pages sur la Fronde et la fin de l'empire Ming, autant vous dire que l'auteure a bien délaillée son texte et ne nous épargne aucun fait historique.
De plus, pour parler de l'amour, j'ai trouvé son style empoulé et vain. A trop vouloir décrire, j'ai trouvé qu'elle se perdait dans des détails pour revenir, toujours, sur la vanité de l'existence.
Certe, j'aime quand les phrases ne sont pas trop longues, mais parfois, j'ai trouvé certaines tournures un peu lapidaires.
Ma conclusion : un roman qui aurait pu être beau s'il avait été plus ramassé sur lui-même.
Je remercie
ainsi que les Editions Gallimard de m'avoir permis de lire ce livre.
mardi 23 février 2010
Tag : 7 choses que j'aime
Merci Pascale (au blog du même nom que le mien) pour ce tag, je réponds avec plaisir.
Voici 7 choses que j'aime dans la vie :
* lire des romans (je n'apprécie pas les essais et autres biographies, je préfère me laisser porter par une histoire quand l'auteur a su créer une atmosphère et nous parler de personnages attachants)
* manger du chocolat : Noël, Pâques sont des périodes bénis pour moi car je peux me rendre chez mes chocolatiers préférés et faire des folies
* boire mon thé de 5 heures dans ma tasse préférée
* faire des bisous et des calins à mes enfants et mon petit mari chéri
* écouter de la musique classique : ça fait s'épanouir les enfants, grandir les plantes et calmer le chat.
Peut reprendre ce tag qui le souhaite.
lundi 22 février 2010
La quête de Sana - Richard ZIMMLER
Le cherche Midi, 5 novembre 2009, 353 pages
Février 2000. Richard Zimler, l'auteur du "Dernier Kabbaliste de Lisbonne", est en Australie. Il y rencontre une femme qui lui dit combien Le Kabbaliste a compté dans sa vie. Le lendemain, sous les yeux de l'écrivain, elle saute par la fenêtre de sa chambre d'hôtel.
Richard Zimler, bouleversé par ce suicide, décide d'en savoir plus sur cette inconnue, de comprendre ce qui a pu la pousser à ce geste de désespoir.
Ce qu'il va découvrir, c'est d'abord une formidable histoire d'amitié entre Helena, d'origine juive, et Sana, d'origine palestinienne. Nées toutes les deux en 1946 à Haïfa, elles auront connu pendant près d'un demi-siècle, en dépit des déchirements entre leurs deux peuples, une vraie complicité. Nombreux sont néanmoins les secrets et les zones d'ombre qui entourent leurs existences, et l'enquête de Richard Zimler prendra vite un tournant imprévu qui le mènera dans les coulisses du terrorisme international.
Mon avis :
ne vous attendez pas, comme moi, à de grandes révélations sur le terrorisme international. Le sujet du livre est plutôt l'amitié israëlo-palestinienne et comment elle est mise à mal tous les jours. Même les plus convaincus d'une cohabitation possible se retrouvent, à la fin du roman, à désespérer.
La forme du roman m'a dérangé également. Point de narration linéaire, mais un témoin (Héléna) qui raconte ce qu'elle veut bien dire ; une enquête avec ses zones d'ombre qui le resteront à jamais ; des avancées par bonds successifs.
Ceci dit, même si ce n'est pas un coup de coeur, j'ai trouvé que c'est un roman très intéressant sur un sujet peu traité en littérature.
dimanche 21 février 2010
Dimanche poétique # 15
Pour faire suite aux billets de Lystig sur le Moyen Age, je vous propose ce dimanche une balade au temps jadis....
Hé! Dieux, quel dueil, quel rage, quel meschief,
Quel desconfort, quel dolente aventure,
Pour moy, helas, qui torment ay si grief,
Qu'oncques plus grant ne souffri creature!
L'eure maudi que ma vie tant dure,
Car d'autre riens nulle je n'ay envie
Fors de morir; de plus vivre n'ay cure,
Quant cil est mort qui me tenoit en vie.
O dure mort, or as tu trait a chief
Touz mes bons jours, ce m'est chose molt dure,
Quant m'as osté cil qui estoit le chief
De tous mes biens et de ma nourriture,
Dont si au bas m'as mis, je le te jure,
Que j'ay desir que du corps soit ravie
Ma doulante lasse ame trop obscure,
Quant cil est mort qui me tenoit en vie.
Et se mes las dolens jours fussent brief,
Au moins cessast la dolour que j'endure;
Mais non seront, ains toudis de rechief
Vivray en dueil sanz fin et sanz mesure,
En plains, en plours, en amere pointure.
De touz assaulz dolens seray servie.
D'ainsi mon temps user c'est bien droitture,
Quant cil est mort qui me tenoit en vie.
Princes, voiez la trés crueuse injure
Que mort me fait, dont fault que je devie;
Car choite suis en grant mesaventure,
Quant cil est mort qui me tenoit en vie.
Christine de Pisan
Cent Balades
Balade V
D'autres poèmes chez Celsmoon, Edelwe, Mango, Lepetitmouton, Abeille, Emmyne, Paradoxale, Chrestomanci, Mariel, Laurence, Ankya, Herisson08, Anjelica, Schneeweiss, George, Uhbnji, Fleur, Armande, Restling, Satya, Violette, Zik, Lystig, Amos, Esmeraldae, Bookworm, Emma, Julien, Marie, Yueyin, Soie, Hambre....
samedi 20 février 2010
Malavita - Tonino BENACQUISTA
Gallimard, 2004, 320 pages
La famille Black s'installe dans la petite ville de Cholong, en Normandie. Le père Fred, déclare qu'il est un écrivain américain venu écrire un livre sur le Débarquement des GI's. Maggie, la mère se prend de passion pour les associations caritatives. Quand à Belle et Warren, ils intègrent les classes de seconde et de terminale du lycée.
Mais les Blake ne sont pas une famille d'américains moyens, car non loin de chez eux se trouvent postés deux agents du FBI en charge de cette famille de repentis de la mafia new-yorkaise.
La famille fait tout pour se fondre dans le décor, mais c'est sans compter sur leur tradition de violence et d'arnaques, même le chien, Malavita, s'en mèle.
Mon avis :
un roman très drôle sur les malheurs d'un repenti de la mafia venu se cacher en Europe, dans le bocage normand pour tenter d'échapper à la vengeance de son clan.
Un roman classé "polar" mais que j'aurai plutôt étiqueté "humour", car il mèle savament les deux.
mercredi 17 février 2010
Miel et vin - Myriam CHIROUSSE
Buchet-Chastel, 14 mai 2009, 539 pages
Au château, l'enfant " maudit " cause incendies, maladies et accidents mortels autour de lui. Rien ni personne ne lui résiste. Ce bâtard finira pourtant par devenir Charles de l'Eperai, l'héritier en titre.
Non loin de là, une enfant est abandonnée dans la forêt. Recueillie par une famille noble, elle grandit sous le nom de Judith de Monterlant. Les destinées de ces deux êtres vont se croiser : ils s'attirent irrésistiblement.
Amour et destruction, les amants s'égarent dans les méandres d'une passion dévorante. Judith se marie pourtant avec un autre. Et Charles, malgré son rang, prend le parti de la Révolution et du peuple. 1789 : le monde bascule et les nobles sont aux abois.
Mon avis :
voici un bon roman plein de passions et d'amour sous les feux de la Révolution. Deux êtres aux destins hors-norme se cherchent malgré l'Histoire qui les sépare.
Le début, pourtant, m'a gêné : j'ai eu l'impression de relire "quatre-vingt treize" de Victor Hugo (même passion pour les aérostats, même personnages ou presque, seule la région était différente). J'ai même failli laisser là ce roman. Puis l'action propre du livre se déroule, intéressante, jusqu'à la révélation finale, mais que j'avais soupçonnée (on ne se refait pas).
lundi 15 février 2010
Mortelle Ecosse - Stuart MACBRIDE
J'ai lu, 2009, 442 pages
La chance semble avoir quitté l'inspecteur Logan McRae : malgré ses brillants états de service, quelques bévues ont conduit ses supérieurs à le reléguer dans l'équipe des « Branleurs ». Pourtant, malgré les humeurs de son chef, l'irascible inspecteur Steel, et la corruption qui mine la police d'Aberdeen, Logan est bien déterminé à redorer son blason.
Il s'empare alors d'une épineuse affaire qui mêle incendies criminels, prostituées et hommes politiques véreux.
Malgré sa chef qui veut tirer la couverture à elle, sa compagne qui lui reproche ses heures supplémentaires, et son collègue qui décède des suites de ses blessures, l'inspecteur ne perd pas le nord dans cette ville d'Aberdeen qui, malgré la fin de l'été, commence à être pluvieuse.
Mon avis :
Voici un bon polar classique où l'hémoglobine coule un peu, mais pas trop ; où les méchants ont des visages de truands ; où l'on se casse un peu la tête pour savoir qui a fait le coup, et où les politiciens sont véreux.
De l'humour et de la distance également, ce que j'apprécie.
Une belle découverte, car ce roman est lu dans le cadre du Prix Mare au Diable.
Et puis la petite note de l'auteur en fin de volume : il remercie l'office de tourisme d'Aberdeen de ne pas l'avoir lynché après la parution de son premier roman, et fait se dérouler celui-ci en été pour se faire pardonner. De l'humour, donc.
Je remercie
de m'avoir envoyé ce livre dans le cadre du 




























