lundi 31 octobre 2011
Les hommes cruels ne courent pas les rues - Katherine PANCOL
Pointdeux Editions, 13 octobre 2011, 560 pages
Résumé de l'éditeur :
Le père de l'héroïne, homme cruel et fascinant, a disparu. Pour oublier, elle part à New York. Mais ni son amie Bonnie ni le frozen yoghourt ne suffisent à la consoler.
Heureusement, Allan surgit, insaisissable, beau comme un dieu. Celui-là, il ne faut pas le laisser échapper.
Entre souvenirs de petite fille et stratégies de séduction, Katherine Pancol dresse le portrait pétillant d'une femme d'aujourd'hui.
Mon avis :
J'ai retrouvé avec plaisir l'écriture et une héroïne de Katherine Pancol. Toujours la même, moderne et en quête d'amour, évoluant dans la partie aisée de la société. Dans une histoire qui se déroule sur quelques centaines de pages, très ramassée, par conséquent.
Cette fois-ci, le récit alterne entre le présent de l'héroïne et son histoire avec son père. Une histoire pleine de joies et de trahisons : il abandonne sa famille et sa fille qu'il gâte pourtant à chaque fois qu'il touche sa paye. Un père mort du cancer dans d'atroces souffrances que seule sa fille à accompagné. Un père, pourtant mort, qui ne la lâche pas. D'où sa difficultée à se laisser tomber amoureuse malgré quelques aventures assez "hot" lors de rencontres d'un soir.
J'ai aimé la déambulation de l'héroïne dans les rues de New-York dont j'ai goûté le parfum de nouveau.
J'ai aimé sa façon de voir les femmes de cette ville "Nikée" pour aller plus vite, gagner plus d'argent. Heureusement, la narratrice garde sa distance très française par rapport à ces femmes.
L'image que je retiendrai :
Celle de la serveuse de Bloomi's, toujours la même, qui donne du "Honey" à toutes ses clientes d'un air détaché mais qui ne se souvient d'aucune.
Je remercie les Editions Pointdeux pour ce partenariat avec Libfly grâce à qui j'ai pu découvrir ce nouveau format fort orginal : il m'a fallu un peu de temps pour prendre d'entrée de jeu le format dans le bon sens et retrouver ma page, mais la lecture m'a paru plus rapide malgré le papier bible. Mon Couassous de 5 ans a également beaucoup aimé ce format qui correspond parfaitement à ses petites mains (et puis la couverture est très colorée), j'ai pu donc lui prêter car il ne sait pas encore lire couramment.
dimanche 30 octobre 2011
Du lundi matin au samedi soir - Hélène BRISCOE
Titre entier :
Du lundi matin au samedi soir : quatre fois par jour y passent - Portrait au travail (2)
Le Tigre Editions, 1er février 2011, 62 pages
Résumé de l'éditeur :
Les textes qui suivent ont été publiés dans la rubrique « Portrait » du Tigre entre 2006 et 2009. Telle que l’avaient imaginée les responsables du journal, cette rubrique cherchait surtout à s’éloigner du portrait journalistique où priment commentaires et descriptions, où ce qui a été dit est réécrit, lissé voire transformé, où l’on recherche l’anecdote ou simplement la confirmation d’un cliché à travers la personnalité d’un « bon client ».
L’idée était donc avant tout de s’effacer et de restituer une parole brute. Cela demandait d’abord du temps. Les personnes qui parlent ici d’elles et de leur travail ont pour la plupart été rencontrées au hasard, dans la rue, et ont accepté de passer plusieurs heures devant un micro à discuter à bâtons rompus. Les textes tirés de ces entretiens ne sont pas pour autant de véritables autoportraits. La parole n’est pas tout à fait spontanée, puisqu’elle est aiguillée par des questions.
Elle est ensuite retranscrite, ce qui introduit la ponctuation, des choix typographiques et tout simplement le poids de l’écrit, et fait aussi disparaître la voix, ses intonations, les expressions du visage, et les nuances qu’elles peuvent apporter. Certaines marques d’oralité sont supprimées pour que la lecture ne soit pas empêchée. Tout le travail de montage enfin trie, coupe, rapproche, intervertit, accentue… opérations qui ne sont pas indiquées dans le texte final.
La parole n’est donc pas brute, elle constitue plutôt un matériau de départ, auquel j’ai malgré tout essayé de rester fidèle, dans le style comme sur le fond. Ce qui est écrit a été dit, et aucune coupe ne dénature le propos ou l’intention de celui qui parle. Certains lapsus ont d’ailleurs été corrigés : il ne m’appartient pas de décider s’ils sont révélateurs. S’il y a parfois « mise en récit », elle émane de l’interviewé lui-même — quand mes propositions d’interprétation étaient refusées, je n’en ai pas laissé la trace. C’est dans ce même esprit que les textes ont été pour cette édition corrigés et parfois remaniés.
Mon avis :
12 récits presque parlés, 12 témoignages sur 12 métiers différents (du caissier à l'expert en négociation).
Des métiers "par le petit bout de la lorgnette". Des métiers choisis ou pas du tout. Des métiers de passionnés ou "pour manger".
En refermant ce petit ouvrage, je me suis fait la réflexion que finalement, nous voulions tous êtres cosmonaute ou vétérinaire quand nous étions petit (enfin, cela varie, bien sûr, mais personne, à ma connaissance, ne voulait être celui qui fait le planton dans les salles des musées). Et puis finalement, la vie a fait que nous exerçons maintenant un métier totalement différent. Parfois même un job auquel nous n'aurions pas pensé.
Et là, grande philosophe que je suis, je me demande dans quelle mesure il faut laisser rêver les enfants...
Merci à Cathy d'avoir répondu à ma curiosité (ta carte est superbe ;-)
vendredi 28 octobre 2011
L'esprit des ronces - Jean-Luc A. D'ASCIANO
La nuit myrtide, 1er janvier 2004
8 histoires, pas vraiment des nouvelles, qui fleurtent avec la folie.
5 de ces histoires sont déjà parues dans différentes revues.
L'écriture est très travaillée, et sait dégager une atmosphère chaque fois différente.
Petit à petit, si j'ai été surprise par la fin de la première histoire, je me suis ensuite demandée, pour chaque nouvel opus, où irait se loger la folie.
Pas forcément celle que l'on enferme, enfin, il n'en est pas vraiment question dans ce recueil.
Plutôt celle qui naît, et se développe.
Parfois, le constat est amer, comme dans "Corollaires" ; parfois plus drôle avec "Revenant".
Un ouvrage qui fait réfléchir sur l'autre et qui, depuis, a changer mon regard sur le quidam.
Merci à Libfly et son opération "Un éditeur se livre" sans lesquels je n'aurai pas découvert ce livre bientôt épuisé...
mercredi 26 octobre 2011
La fin de l'âge déterminé - Michel COLIN
Lectures Multiples, 2011, 137 pages
Résumé de l'éditeur :
Ils veulent la supprimer ! La nouvelle fait bientôt la une des journaux. Beaucoup de Français se mobilisent pour la sauver. Grêves, manifestations, débats, témoignages se succèdent. Rien n'y fait.
Un homme doit la rencontrer au plus tôt. Auparavant, il lui faut liquider toutes celles se trouvant sur sa liste. De nombreux obstacles sont placer sur sa route pour retarder le moment du rendez-vous. De plus en plus étonné, il décide de mener sa propre enquête sur la vie méconnue de la victime. Il va aller de surprise en surprise.
Fait exceptionnel, la victime, condamnée au silence, réussit néanmoins à parler à l'enquêteur et à lui faire des révélations étonnantes. Stupéfié, il doit se rendre à l'évidence. Pour certains sujets, les modes actuels de diffusion de l'information ne sont pas suffisants.
Les progrès techniques permettent aujourd’hui de publier instantanément une information dans le monde entier. Sommes-nous, pour autant, bien informés ? A priori non comme le prouve cette enquête. Il est temps, aujourd’hui, de franchir une nouvelle étape, celle de l’information personnalisée.
Roman, récit teinté d’humour, pistes de réflexion, incitation à agir aujourd’hui pour ne pas subir demain, ou tout cela à la fois ? À chaque lecteur de choisir en découvrant la véritable histoire de la retraite à 60 ans.
Mon avis :
Cela a l'air d'un polar, mais détrompez-vous, on sait d'avance qui est la victime et le coupable, ou l'inverse.
Je vais essayer d'être plus clair : la victime est la retraite, et l'enquêteur Monsieur Leretraité.
Mais Monsieur Leretraité à du mal à l'être, retraité, car il doit tenter de "faire valoir ses droits à" à partir d'un âge déterminé. Sauf que cet âge déterminé, Monsieur Leretraité a beau chercher dans tous les textes de lois, jamais il n'apparait.
Mystère et boule de gomme, donc.....
Des personnages secondaires apparaissent puis disparaissent (telle la Caisse lente qui met quelques mois à liquider le dossier), on s'y perdrait si Monsieur Leretraité n'avait la gnaque pour arriver au bout de l'enquête.
J'ai eu parfois du mal à le suivre pendant ses périgrinations, mais il est vrai que la victime ne m'est pas proche.
Ceci dit, je devrait tout de même commencer à me pencher sur le sujet, si je ne veux pas, moi aussi, devenir une victime anonyme.
Mais rassurez-vous, le récit n'est pas si noir, car l'auteur a beaucoup d'humour, et il en faut pour ne pas pleurer sur l'Administration à l'ère de l'Internet.
Vous avez dit Kafka ?!
Je remercie l'auteur pour l'envoi de son livre ainsi que du jeu de cartes de la page 44.
Je vais les prêter maintenant à ma maman, Madame Laretraitée.
lundi 24 octobre 2011
Isidore Tiperanole et les trois lapins de Montceau-les-Mines - Pierre THIRY
Books on Demand Editions, 2 août 2011, 68 pages
Résumé de l'éditeur :
Mon avis et celui de mes enfants (8 et 5 ans) :
Voici un conte moderne, même si il se déroule au temps où "les lapins faisaient tout ce que les hommes font maintenant".
Un héros et ses frères à grandes oreilles, une belle hermine à la jolie fourrure, un rabat-joie qui tente de tuer le temps, et des cascades à gogo.
Mes Couassous ont adoré les gags et les histoires de glaces aux parfums tentants (ou parfois un peu "beurk"), mais certains chapitres étaient trop longs et auraient mérité d'être coupés (mon Couassous de 5 ans a décroché pas mal de fois sur ces longs passages).
Au final : ils ont bien aimé cette histoire de lapins amoureux et plus malin que le gros dur de service.
L'image qu'ils retiendront :
Celle des lapins qui aterrissent par le plafond.
Je remercie l'auteur pour l'envoi de son livre qui fait le bonheur des lectures du soir en ce moment.
samedi 22 octobre 2011
L'anneau de la clé - Hella S. HAASSE
Actes Sud, 3 septembre 2008, 185 pages
Résumé de l'éditeur :
Herma Warner est née il y a plus de quatre-vingts ans à Batavia - aujourd'hui Jakarta -, capitale de l'ancienne colonie des Indes néerlandaises. Elle et son mari appartenaient à la dernière génération d'Européens ayant grandi sur le sol de ce qui deviendrait la république d'Indonésie, et tous deux, après leur retour forcé aux Pays-Bas, ont consacré leur vie à l'histoire et aux arts de leur pays natal.
Désormais veuve, Herma est contactée par un journaliste qui veut l'interroger sur le passé d'une certaine Mila Wychinska. Mais pourquoi devrait-elle répondre à ces questions, parler de son amie d'enfance adorée, son double métis, frivole héritière d'une vieille famille royale créole ?
Bouleversée par les réminiscences de sa mémoire ensevelie, la vieille dame se laisse pourtant emporter par les vagues du souvenir, raconte ce qui a lié et séparé les deux jeunes femmes qu'elles étaient, tente de retrouver le monde perdu du passé, cette belle illusion...
Mon avis :
Je me suis plongée dans l'histoire de l'Indonésie, dans celle de la communauté néerlandaise installée et prospère qui vit à côté des "indos".
J'ai suivi l'itinéraire de ces deux filles presque élevée ensemble, mais que l'engagement de l'une sépare petit à petit de l'autre. Duel entre un pays en devenir et une partie de la population qui voudrait que rien ne change.
Au détour de la mémoire d'Herma, on devine son histoire et celle de son amie, celle d'un pays aux antipodes du nôtre et dont on ne connait que le nom des dictateurs successifs, malheureusement.
C'est, en arrière plan, l'histoire d'un pays qui se cherche.
Mais que ces histoires de mémoire rebelle gâchent ma lecture. Car, voyez-vous, lectrice un tantinet faignante, j'aime quand la narration est fluide. Or, ce récit est exigeant.
Toutefois, ce récit m'a agréablement rappelé la lecture, il y a quelques années, du roman "Des nouvelles de la maison bleue" du même auteur que j'avais fort appréciée.
L'image que je retiendrai :
Celle de la serrure très ouvragée d'un coffre devenue inouvrable.
Merci Schlabaya pour ce moment de lecture indonésien.
vendredi 21 octobre 2011
Gataca - Franck THILLIEZ
Fleuve noir, 14 avril 2011, 508 pages
Résumé de l'éditeur :
Une jeune scientifique spécialiste de l’évolution des espèces, retrouvée morte, attaquée par un primate.
Onze hommes derrière les barreaux. Leurs points communs : tous ont commis des crimes barbares et tous sont… gauchers. Enfin, la découverte d’une famille de Néandertaliens assassinée par un Cro-Magnon.
Quel est le rapport entre ces affaires et des crimes éloignés de 30 000 ans ? La clé est dans ces quelques lettres : GATACA…
Lucie Henebelle et Franck Sharko désormais inséparables, se lancent à sa recherche.
Mon avis :
Où l'on retrouve Lucie (comme Lucy ?) et Franck, toujours à courrir après le temps, mais cette fois-ci, c'est Henebelle qui a des soucis des famille.
Une enquête au coeur de l'ADN, où l'auteur rend cette molécule compréhensible et l'inscrit même en haut de chaque page.
Et, comme d'habitude, une petite virée dans un pays exotique, marque de fabrique des gentlemen de "la ligue de l'imaginaire" ? (en tout cas, pas de femmes dans cette ligue, mais où est la parité....).
L'image que je retiendrai :
Celle des trois tableaux de l'une des victimes représentant l'ADN.
mercredi 19 octobre 2011
La nuit de l'oracle – Paul AUSTER
Le livre de poche, 17 octobre 2007, 281 pages
Résumé de l'éditeur :
Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie, bien qu'il soit accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de la page blanche.
Un matin, il découvre une papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une histoire captivante, sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve de dangereuses surprises...
Mon avis :
Un roman dans le roman, et même des histoires dans l'histoire.
Un peu embrouillé tout ceci mon goût, et même dans le récit principal, on sent que l'auteur se laisse aller à son imagination débridée.
Une métaphore intéressante sur le monde moderne enfermé six pieds sous terre et sur la naissance. Mais l'auteur aurait pu prendre des chemins plus courts.
Certes, Paul Auster est un très bon conteur, mais j'ai eu l'impression que son conte prenait le pas sur l'auteur sans que celui-ci puisse le maîtriser.
L'image que je retiendrai :
Celle de la fameuse pièce en sous-sol pleine de livres, avec une chambre, qui sera fatal aux personnages.
lundi 17 octobre 2011
Le sommeil retrouvé - Andrée CHEDID
Librio, 1er janvier 1997, 123 pages
Résumé de l'éditeur :
" Près des jambes de mon frère, il y avait les jambes de l'autre, ses pieds étaient petits et autour de ses chaussures de cuir jaune flottait une odeur de cirage.
Je tendis une main qui ne semblait pas m'appartenir, une main de poupée, vide à l'intérieur. La paume dans laquelle je déposai était grosse et moite. Je sentis que l'homme faisait un effort pour se lever... "
Et c'est le mariage... Le mariage à quinze ans, comme un log suicide. Dans le village près d'un bras du Nil. Dans la maison aux hideux bibelots. Dans la chambre où blêmissent les bouquets d'immortelles.
Dans le lit où elle serre les dents...
Mon avis :
Voici un roman lent, au rythme du Nil et de ses habitants. L'histoire se dévoile peu à peu, au fil des jours qui s'étirent, des années qui passent comme un souffle, une brise légère.
C'est l'histoire de Sit Samya, seule fille d'une famille de riche marchand dont la mère est morte. Elevée en institution religieuse, car sa famille est catholique dans un pays musulman, elle se meure d'ennui et de ne pas être entendue et encore moins comprise.
Son mariage se fait à la va-vite lors d'un revers de fortune du père, qui ne veut plus entendre parler de sa fille, lui préférant ses fils. Comme tout un chacun dans ce pays dont il n'est jamais prononcé le nom.
Un mari encore moins à l'écoute de sa femme, et qui n'attend que des fils, bien sûr. Samya ne trouvera une oreille attentive qu'auprès des femmes du village, sans oser toutefois se compromettre.
Elle prendra même en amitié Amma, qui façonne de ses doigts des statuettes pleines de vie.
Elle voudrait pourtant s'enfuir, Samya, elle en a souvent le désir, mais c'est à travers Amma qu'elle réalisera son rêve.
L'image que je retiendrai :
Celle de Samya enfant, rentrant à midi de son école et devant enfiler à la hâte une robe devenue trop petite pour elle, avant de repartir dans sa pension.
vendredi 14 octobre 2011
L'origine du silence - Jed RUBENFELD
Fleuve noir, 8 septembre 2011, 566 pages
Résumé de l'éditeur :
Un soleil radieux baigne Wall Street, le douzième coup de midi résonne au clocher de Trinity Church quand une violente explosion retentit. Une vague de terreur sans précédent s'abat sur New York, des centaines de victimes sont à déplorer. Nous sommes au mois de septembre... 1920.
Trois amis assistent à la scène : le capitaine de police James Littlemore, le docteur Stratham Younger, et Colette Rousseau, une jeune scientifique française tout juste arrivée aux Etats-Unis avec son frère Luc, un enfant rendu muet par les horreurs de la guerre.
Peu de temps après la déflagration, Colette est prise pour cible de mystérieuses attaques, mais par qui ? Pourquoi ? La piste à la fois policière et psychologique qui commence à se dessiner dépasse les frontières américaines.
Mon avis :
Que tout ceci est emmêlé, quel sac de noeuds. Dès le départ, avec l'explosion de la bombe, le récit part dans tous les sens, l'auteur court deux lièvres à la fois.
Celui de l'attentat : Littlemore cherche le coupable jusque dans les plus hautes sphères de l'Etat qui veut déclencher une guerre avec le Mexique car celui-ci veut nationaliser les puits de pétrole (cela ne vous rappelle rien ?!)
San soublier l'histoire de Colette et de son frère muet, qui démarre dans les tranchées de la Première Guerre, pour se continuer aux Etats-Unis, puis en Europe, puis retour aux Etats-Unis, bref, cette partie de l'histoire m'a presque donnée le tourni.
Oui, il est question de Freud et de sa théorie psychanalitique, mais sans plus.
Oui, il est question d'un attentat dont le coupable ne sera jamais vraiment démasqué.
Oui, il est question du radium, de la recherche nucléaire balbutiante et donc de Marie Curie.
Mais non, ce roman ne m'a pas convaincu, l'écheveau des différentes histoires étant trop embrouillé, et parfois même, le déroulement frôle le ridicule (comme lors de la découverte d'un toboggan géant menant à la cachette du butin où fonctionne un poêle pour faire fondre l'or.)
L'image que je retiendrai :
Celle du "méchant" qui cache bien son jeu en se faisant passer pour benêt, offrant un collier de diamants à Colette.
Je remercie Babelio et l'opération Masse Critique pour l'envoi de ce roman.























