dimanche 18 décembre 2011
De belles fêtes
Le Pêre-Noël est dans sa dernière ligne droite,
Miss Alex a besoin de souffler en famille
C'est pourquoi je vous souhaite de Belles Fêtes de Noël
pleines de joies, de câlins, de bûches et de cadeaux
(car tout le monde sait que nous avons été très gentil(le)s cette année....)
vendredi 16 décembre 2011
La nonne et le brigand - Frédérique DEGHELT
Actes sud, 5 janvier 2011, 414 pages
Résumé de l'éditeur :
"En reposant le recueil, elle effleura une couverture de cuir, crut d'abord qu'il s'agissait d'un carnet de correspondance mais ne put s'empêcher de l'ouvrir.
C'était l'emballage d'un cahier dont les pages étaient couvertes d'une petite écriture ronde presque enfantine. Je ne savais pas ce que c'était l'amour, je ne savais rien de ce qui nourrit et dévaste, alors sans ce savoir je n'étais qu'une petite chose lancée sur les routes et sans arme pour affronter la vie. Il n'y avait que cette phrase sur la première page, écrite à l'encre bleue, presque délavée.
Lysange eut comme le sentiment que ces phrases s'adressaient directement à elle et cela lui ôta tout scrupule pour commencer à lire ce qui avait tout l'air d'être un journal de bord."
Mon avis :
Si j'ai bien aimé le journal de soeur Madeleine racontant sa passion amoureuse pour Angel, j'ai moins apprécié l'histoire d'amour de Lysange.
J'ai trouvé que sa relation avec son mari sonnait faux, même si le personnage de son amant, Pierre, est fort plausible.
Et puis cette histoire de secret de famille est un peu trop fantasque à mon goût pour que j'y adhère.
Si je m'était laissée emporter par la narration de son précédent roman "La grand-mère de Jade", j'ai été moins emportée par ce roman-ci.
Toutefois, j'ai bien aimé le dilemne de soeur Madeleine entre son amour pour Dieu et son amour pour Angel.
L'image que je retiendrai :
Celle de la forêt amazonienne, création divine pleine de moustiques.
mercredi 14 décembre 2011
Le diable dans la ville blanche - Erik LARSON
Le Cherche-Midi, 14 avril 2011, 650 pages
Résumé de l'éditeur :
Un homme construit le paradis sur Terre, l'autre y fait régner l'enfer.
1893: l'Exposition universelle de Chicago est l'occasion pour les Etats-Unis de montrer leur puissance au reste du monde. Au coeur de cet événement sans précédent, le célèbre architecte Daniel H. Burnham, créateur du premier gratte-ciel, à qui revient la tâche de créer une cité de rêve, la Ville blanche. On attend près de 30 millions de visiteurs, de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Houdini, Frank Lloyd Wright ou Thomas Edison.
Mais, dans l'ombre de l'Exposition, une autre figure accomplit de bien plus noirs desseins : H. H. Holmes, un jeune médecin apparemment bien sous tous rapports, en réalité l'un des tueurs en série les plus terrifiants de l'histoire du crime, sur la piste duquel se pressent un inspecteur d'une incroyable ténacité.
Mon avis :
Je ne savois pas à quoi m'attendre en ouvrant ce roman, je n'avais même pas lu la 4e de couverture pour me donner encore plus de suspens. Je n'ai pas été déçue.
Pourtant, cela s'annonçait mal : il était question, dès les premières pages, d'architectes inconnus de moi et de la ville de Chicago (à part les Chicago Bulls et Mickaël Jordan, je ne connaissais rien de cette ville, même pas qu'elle avait des abattoirs géants, je confesse mon ignorance crasse).
Et pourtant je suis entrée dans ce roman à la narration fluide presque immédiatement. Car l'auteur n'est pas pédant ni ne donne de détails inutiles sur l'architecture et la construction de cette "Foire internationale" qui devait rivaliser avec la Tour Eiffel.
Le destin des hommes (et des femmes) qui ont participé à cette aventure nous est connu jusqu'au bout, et ne s'arrête pas seulement à la fin de la Foire, procédé que j'ai apprécié car il a étanché ma curiosité.
Et puis il est question de ce fameux Holmes, au pseudonyme si mal choisit, qui oeuvre presque au grand jour dans une ville où les disparitions sont légions.
Tout ceci est écrit par une main de maître, le récit jamais ne s'essouffle ni ne nous perd en route, et s'offre même le luxe de nous faire cotoyer à la fois les plus grands architectes américains et le premier tueur en série.
Bref, j'ai aimé passer ces heures à Chicago en pleine dépression où les hommes sont capables du pire et du meilleur (ça parait banal de dire cela, mais c'est réellement ce qui s'est passé car l'auteur s'appuie sur des documents d'archives) ; où jamais rien n'est sûr, la Foire ouvrant ses portes sans que tout soit terminé ; où les femmes, qui commencent à s'émanciper, sont bien naïves parfois. La vie, quoi...
Il y aurait encore tant à dire sur les débuts de Frank Lloyd Wright, la haute-bourgeoisie et la classe laborieuse des années 1890, les spectacles de Buffalo Bill qui font salle comble...
Merci M. Larson !
L'image que je retiendrai :
Celle de la Grande Roue, dont le montage n'est pas terminée au moment de l'ouverture officielle de la Foire, et qui menace de s'écrouler à chaque tour. Une vraie prouesse.
lundi 12 décembre 2011
Noires blessures - Louis-Philippe DALEMBERT
Mercure de France, 13 janvier 2011, 221 pages
Résumé de l'éditeur :
Mamad tente d'ouvrir les yeux, mais il n'y parvient pas. Ses paupières, gorgées de sel et de sang, refusent d'obéir à son cerveau. Un goût d'hémoglobine traîne sur ses lèvres sèches et bouffies. Le Blanc est méconnaissable. Une épaisse écume blanchâtre auréole les commissures de ses lèvres. Les veines de son cou tendues à se rompre. De grosses gouttes de sueur perlent sur son front, qu'il essuie du revers de sa manche retroussée, entre une calotte et une autre.
Mamad n'a plus la force de crier. Du regard, il implore pitié. Mais le Blanc cogne tel un forcené, tout en crachant ses injures. Laurent Kala, un Français expatrié, est employé par une ONG qui milite pour la protection des animaux en voie de disparition. Benjamin d'une famille nombreuse, Mamad White a connu une enfance difficile. Il a pensé un temps pouvoir échapper à sa condition précaire, mais le destin en a fait le boy de Laurent.
Un fait apparemment banal entraîne le Blanc au bord de la folie. Le voilà, quelque part dans la jungle africaine, sur le point de tuer son domestique noir. Comment les deux hommes en sont-ils arrivés là ?
Mon avis :
Le roman s'ouvre sur un homme Noir ligoté à une chaise et un homme Blanc qui le frappe.
Puis, nous est raconté l'enfance de Mamad, l'homme noir sur la chaise, qui avait une très bonne mémoire, mais cela n'a pas suffit à lui faire faire des études, ni à tenter la clandestinité en Europe. Il se retrouve donc homme à tout faire chez un blanc.
Ensuite, c'est l'enfance de Laurent, le Blanc, qui nous est conté. Un père mort trop tôt qui lui a appris à aimer le jazz et la boxe et qui, à l'insu de son plein gré, lui a fait aimer l'Afrique.
Mais l'homme Blanc entend des voix dans sa tête, et un jour, il perd les pédales.
Un roman au ton sec, aux situations décrites sans fioritures.
Pourtant, à l'image de l'Afrique, ce roman est envoûtant, avec un petit goût de "reviens-y" car jamais larmoyant sur les malheurs de ce continent.
J'ai appris plein de choses sur l'éducation en Afrique, ainsi que sur les ONG qui oeuvrent là-bas ; l'auteur n'a pas la langue dans sa poche, mais tout cela est si bien coulé dans la narration.
Un roman court mais fort sur une situations Internationale explosive.
L'image que je retiendrai :
Celle de Mamad, tentant de se rendre en Europe et dont le convoi est stoppé net en pleine nuit par une bande de pilleurs qui font un carton sur les passagers.
samedi 10 décembre 2011
Le polygame solitaire - Brady UDALL
Albin Michel, 30 mars 2011, 740 pages
Résumé de l'éditeur :
À quarante ans, le très mormon Golden Richards, quatre fois marié et père de vingt-huit enfants, est en pleine crise existentielle. Son entreprise de bâtiment bat de l'aile, son foyer est une poudrière minée par les rivalités et les menaces d'insurrection. Rongé par le chagrin depuis la mort de deux de ses enfants, il commence sérieusement à douter de ses qualités de père et de sa capacité à aimer. Golden Richards, tragiquement fidèle à ses idéaux, se sent seul.
Mais dans le désert du Nevada, il va découvrir que l'amour est une mine inépuisable.
Mon avis :
J'avais bien aimé "Le Destin miraculeux d'Edgar Mint" du même auteur, l'histoire d'un jeune garçon au destin pour le moins farfelue.
Cette fois-ci, Brady Udall s'attaque à un père, polygame de surcroit, en pleine crise de la quarantaine. Il ne sait plus comment gérer sa famille, ses femmes et ses enfants ni son travail qui l'oblige, lui le prude mormon, à construire une maison de tolérance.
Mais ce qui m'a le plus intéressé dans ce roman, c'est l'histoire en parallèle de son fils n°5 Rusty. Celui-ci, garçon de 11 ans qui se cherche, persuadé que personne ne l'aime, fait les 400 coups pour se faire remarquer, même si, au fond de lui, il reste "le garçon à la fenêtre".
J'ai trouvé que dans ce roman, le conteur donnait sa pleine mesure pour nous faire vivre cette famille hors-norme que j'ai eu du mal à quitter.
J'ai beaucoup rit, aussi, car certaines situations sont pour le moins caustiques (comme lors des visites de Golden au village mexicain où il va de surprise en surprise).
Un coup de coeur pour ce roman qui est loin d'être une apologie de la polygamie.
L'image que je retiendrai :
Celle du garçon à la fenêtre, justement, qui rêve...
jeudi 8 décembre 2011
La Grande Mosquée de Paris - Karen GRAY RUELLE
La Grande Mosquée de Paris : Comment des Musulmans ont sauvés des Juifs de la Shoah
Salvator, 1er août 2010, 40 pages
Résumé de l'éditeur :
De 1940 à 1944, pendant l'Occupation de Paris par les nazis, toute personne juive pouvait être arrêtée et déportée vers un camp de concentration. Peu de Parisiens étaient prêts à risquer leur vie pour les aider.
Pendant ces temps si périlleux, beaucoup de Juifs ont trouvé refuge dans un lieu des plus improbables : La Grande Mosquée de Paris. Sise au coeur d'une grande propriété, la Grande Mosquée de Paris n'était pas seulement un centre spirituel, mais aussi un lieu communautaire avec des jardins, des appartements, un dispensaire, une bibliothèque, et même un restaurant.
Véritable ruche où se déroulaient de multiples activités, la Grande Mosquée était un lieu idéal où ont pu se cacher temporairement des prisonniers de guerre évadés, et des Juifs de tous âges, y compris des enfants.
Mon avis :
Voici un très beau livre avec des illustrations magnifiques sur une page de l'histoire de l'Occupation que l'on ne connait pas. Il fallait éclairer ce "détail de l'Histoire", voilà chose faite.
Oui, des Musulmans, et le Grand Recteur lui-même ont caché des Juifs et les ont aidé à sortir de France, quand d'autres "français de souche" envoyaient des lettres de dénonciation. Des actions demeurées secrètes bien longtemps.
Avec cet album, l'auteure lève une partie du voile sur les actions de ces "Justes".
Cependant, si l'histoire est intéressante, le texte est trop riche pour des enfants, et n'en dit pas assez pour des adultes. D'où la déception de mon fils aîné et ma légère frustration, j'aurais aimé en savoir plus. Heureusement, l'auteure a judicieusement placé une bibliographie en fin de volume. Mon dernier a, quant à lui, fort apprécié les illustrations et continue de les regader de temps en temps.
Les Couassous me demandent encore parfois des éclaircissement sur le sujet, signe que le texte était peu claire pour eux. Je ne me lasse pas de leur expliquer, en reprenant l'album, les bonnes actions de ses musulmans vis à vis de leurs cousins juifs.
Nous remercions Babelio et son opération Masse Critique qui nous a permis de découvrir ce très bel album.
mardi 6 décembre 2011
Le journal intime d'un arbre - Didier Van CAUWELAERT
Michel Lafon, 13 octobre 2011, 251 pages
Résumé de l'éditeur :
"On m'appelle Tristan, j'ai trois cents ans et j'ai connu toute la gamme des émotions humaines.
Je suis tombé au lever du jour. Une nouvelle vie commence pour moi - mais sous quelle forme ? Ma conscience et ma mémoire habiteront-elles chacune de mes bûches, ou la statuette qu'une jeune fille a sculptée dans mon bois ?
Ballotté entre les secrets de mon passé et les rebondissements du présent, lié malgré moi au devenir des deux amants dont je fus la passion commune, j'essaie de comprendre pourquoi je survis.
Ai-je une utilité, une mission, un moyen d'agir sur le destin de ceux qui m'ont aimé ?"
Mon avis :
Je m'attendais à suivre la vie de l'arbre, Tristan, depuis sa plantation jusqu'à son déracinement. Que nenni. L'histoire commence au moment où Tristan est déraciné par une tempête. Son "essence" continuede vivre et penser à travers des bouts de lui qui voyagent.
Un roman fort plaisant, même si la partie sur le chamanisme frise le "grand-guignol". Le partie-pris écologiste de l'auteur aurait pu être traité plus en finesse. D'autant plus que certains personnages frôlent la caricature.
Mais je ne me suis pas ennuyée à la lecture des pensées de cet arbre, finalement.
Ce livre fut un grand bol d'air frais et m'a (presque) ressourcé.
Un roman qui ne fera pas date, donc, mais à l'idée de départ fort intéressante et au récit bien mené malgré tout.
L'image que je retiendrai :
Celle de la statue que la "sculpteuse" crée à partir d'un bout de Tristan.
Merci Anne-Sophie pour ce roman. A charge de revanche...
dimanche 4 décembre 2011
Les dimanches écolos
Non, je ne lance pas un énième rendez-vous des blogueurs en ce dimanche.
Juste une petite info de rien du tout,
vue chez l'Irrégulière,
et reprise ici-même.
Même si j'ai déjà plein de plantes à la maison, dans le jardin et au boulot,
je ne refuse jamais que soit planté un arbre
(chaque enfant, à la maison, a le sien).
Pour plus d'infos, c'est ici.
samedi 3 décembre 2011
L'astronome aveugle - Anne-Catherine BLANC
Ramsay, 25 août 2009, 150 pages
Résumé de l'éditeur :
A trop scruter les astres pour le compte du roi, l'astronome a oublié de sonder sa propre vérité.
Devenu aveugle, il renonce à la vie de cour pour mener une existence libre et vagabonde sur la côte, avec son chat pour seul compagnon.
Il trouve un ami inespéré en la personne d'un gardien de phare et croit en finir avec l'errance. Mais seuls les rois décident du sort de leurs sujets...
Mon avis :
Voici un roman qui raconte une histoire toute simple : un astronome, devenu aveugle, trouve refuge dans un phare, avec son chat.
Bon, il y a quelques péripéties, des personnages secondaires, mais l'essentiel est là.
Il y a surtout l'écriture de Anne-Catherine Blanc. Une écriture médiévale, pleine de mots et de syntaxe en ancien-françois, ce qui oblige à ralentir le rythme, à épouser l'errance de l'astronome aveugle. Ce qui nous oblige à goûter, comme lui, le vin (des mots).
Un personnage qui n'a logntemps vécu que par ses yeux, mais qui a sû développer ses autres sens et a ainsi donné un sens à sa vie, jusque dans son acte final. Car dans ce roman, c'est aussi la fête des sens : on voit, on sens, on touche, on hume énormément.
Non, je n'en dirai pas plus...
L'image que je retiendrai :
Celle du petit chemin de lande aux senteurs de printemps qui a vu arriver l'astronome et repartir son ami.
Merci Pascale pour ce très beau récit voyageur qui a fait halte chez moi.
vendredi 2 décembre 2011
Le quai de Ouistreham - Florence AUBENAS
Points, 1er septembre 2011, 238 pages
Résumé de l'éditeur :
Désireuse de saisir au plus près la réalité sociale de la crise, Florence Aubenas s'est immergée pendant six mois dans le quotidien d'une travailleuse précaire.
Sans autre qualification que le baccalauréat sur son CV, elle s'inscrit au Pôle Emploi de Caen. Son objectif : décrocher un CDI. Elle devient alors "agent de nettoyage" et enchaîne les heures par-ci par-là. Dans son livre, elle témoigne de la misère ordinaire de la France d'en bas. Un document exceptionnel qui a dévoilé le vrai visage de la crise.
Mon avis :
Si Mme Aubenas cherche un emploi en début d'immersion, elle va très vite se rendre compte que sans aucune qualification, elle ne pourra prétendre qu'à "des heures". Par-çi, par-là, toujours à l'autre bout de la ville et toujours mal payées.
Heureusement, la solidarité fonctionne à fond, ainsi trouve-t-elle une voiture, amicalement baptisée "le tracteur".
Et puis son immersion se situe en pleine restructuration de Pôle Emplois, avec des travailleurs sociaux qui n'en ont plus que le nom ; impuissants, eux, à aider les personnes en recherche d'emploi. C'est cet aspect là du livre que j'ai trouvé, finalement, le plus intéressant.
Car dans le cercle que fréquente la journaliste, tout le monde court après "les heures", son dossier sous le bras, jonglant parfois avec les horaires des enfants.
De son "emploi", l'auteure parle très peu. Au détour d'une phrase, on devine que le métier casse le dos et les bras ; qu'il faut se faire invisible et surtout faire le travail parfaitement en un minimum de temps. Certaines entreprises sont plus "faciles" que d'autres (celles des chauffeurs routiers, par exemple). Mais de la pénibilité du travail, il est fort peu question.
6 mois pour décrocher un CDI, surtout quand on saccage pas mal le travail (la journaliste le reconnait elle-même), finalement, ce n'est pas long. Mais il est vrai qu'elle ne se plaint pas.
Au final, j'ai trouvé cette histoire très "parisienne" et sans réel enjeu majeur, si ce n'est de nous écrire ce que l'on connait déjà (ou que l'on a connu), malheureusement.
L'image que je retiendrai :
Celle de la pause-café possible dans certaine entreprise, et pas dans d'autres, faute de temps.
Lu grâce à Libfly dans le cadre de son partenariat




























