mardi 1 mai 2012
D'ocre et de cendres - Michèle PERRET
L'Harmattan, 24 février 2012, 116 pages
Présentation de l'éditeur :
Alors que l'Algérie est en proie aux violences de la guerre d'indépendance, treize destins d'Oranaises évoquent la vie quotidienne de ces années de braise, avec ses alternances cruelles de gaité, d'amour, d'espoir et de drames.
Mon avis :
C'est après avoir lu le billet élogieux de DF sur ce recueil de nouvelles, que j'ai été contactée par l'auteure. Bien sûr, j'acceptais de recevoir son livre et de faire paraître un billet sur mon blog après lecture.
Ce qui m'a intéressé, ce sont ces histoires de femmes dans un pays en proie à la guerre, car vous le savez, je ne suis pas fan de nouvelles. (Je n'ai pas le temps de m'attacher aux personnages et l'ambiance change tout le temps, bref, je ne prise pas ce genre).
Voici donc, dans ce recueil, 13 histoires de femmes au destin pourtant intemporel. Car je me suis reconnue dans certaines, ou reconnu certaines situations qui valent pour toutes les époques.
L'ocre dont il est question dans le titre, c'est la couleur de la ville d'Oran (par opposition à Alger-la-Blanche), et la cendre est un mot qui revient souvent dans les différentes narrations (cendre de la lessive ou cendre de l'incendie), comme si ce résidu était le point commun de toutes femmes, peu importe sa condition.
"D'ocre et de cendres" nous fait revenir à notre condition humaine, trop humaine. Car nous sommes ces êtres qui aiment, qui pleurent, qui cherchent aussi parfois, encore et toujours.
En choisissant de parler des "Femmes en Algérie (1950-1962)", Michèle Perret touche à l'universel de la femme, ce que j'apprécie beaucoup.
Les images que je retiendrai :
Celle des moustachus courtisant la lingère sans jamais l'épouser - Celle des filles-fleurs avec leur robe très évasées.
Je remercie l'auteure d'avoir pris le temps de me proposer de lire son si beau livre, ainsi qu'Agnès Chalnot pour l'envoi.
Commentaires sur D'ocre et de cendres - Michèle PERRET
- Coucou Alex! Je n'étais pas une grande fan des nouvelles auparavant (je les trouve en général peu fouillées) mais j'ai lu des nouvelles de vampire d'un certain comte Tolstoï et je dois dire qu'il m'a réconcilié avec ce genre littéraire. Je vais bientôt lire Camilla qui est plutôt une novella.
Sinon j'aimerai lire d'avantage sur l'Algérie que je connais peu. Mes élèves ont étudié cette année l'Etranger d'Albert Camus et cela m'a passionné. Depuis je suis plus attentive lorsqu'il s'agit de ce pays.
A bientôt, bises d'Angleterre.



























Bisous et bon 1er Mai