mardi 22 décembre 2009
Chambre numéro 10 - Ake EDWARDSON
JC Lattès, 2007, 502 pages
Une femme est retrouvée morte dans une chambre d'hôtel à Göteborg. Appelé sur place, Erik Winter s'aperçoit qu'il est déjà venu là, dix-huit ans auparavant, lors de la disparition d'une jeune femme. Winter reste persuadé d'être passé à côté de quelque chose autrefois. Une chose qui peut également avoir son importance dans sa nouvelle affaire. Les deux femmes ont-elles davantage à partager que cette chambre numéro 10 ?
De cette jeune fille, on ne sait rien : elle avait peu d'amis, peu de relations de travail, pas de petit ami. Et son appartement venait d'être refait. Difficile pour Erik Winter d'enquêter sur le passé de la famille, surtout que quelques temps plus tard, la mère de la victime est à son tour retrouvée morte.
Mon avis :
passé et présent se mèlent : l'enquête sur une disparition 20 ans auparavent et les meurtres de 2007. Le lecteur doit donc s'accrocher.
Beaucoup de dialogues genres cinématographiques, et j'ai du mal avec les dialogues qui ne mènent nulle part.
Un tueur qui reste caché jusqu'au bout, un bon policier dans lequel on piétine, comme les enquêteurs.
Lu pour le prix "Mare au diable" 
jeudi 26 novembre 2009
Presque mort - Ake EDWARDSON
Jean-Claude Lattès, 16 septembre 2009, 474 pages
Un gangster, un écrivain, un politicien et un citoyen ordinaire gravitent dans cette histoire - sans compter le commissaire Winter rongé par le doute et par un mal de tête persistant qu'il se refuse à soigner.
Sans compter son confrère Lars qui semble partir à la dérive depuis qu'il a découvert la voiture abandonnée sur le pont, début de toute l'affaire.
L'automne est particulièrement beau mais tous sont rattrapés par un sombre événement. Leurs destins se rejoignent autour de la mystérieuse disparition d'une jeune fille, trente ans auparavant.
Mon avis :
Les références au puzzle sont nombreuses dans ce roman. Et les courts passages dans chaque chapitre semble fonctionner comme les pièces d'un puzzle.
Sauf qu'au début, j'ai mis plus de 100 pages avant de pouvoir placer chaque personnage dans l'intrigue (ce qui est fort long, je trouve). Et une fois que le roman s'achève, nous n'avons pas une vue d'ensemble du puzzle, ce que j'attendais depuis plus de 400 pages.
Bref, je n'ai pas adhéré à cette histoire, car les enquêteurs avaient des contours trop flous pour moi. Seuls les personnages gravitant autour de l'intrigue avaient quelques profondeurs.
D'autre part, j'ai manqué d'une carte géographique de ce coin de Suède pour me repérer.
Un polar nordique un peu décevant, je trouve, malgré la bonne renommée de l'auteur.
jeudi 12 novembre 2009
Je m'en vais - Jean ECHENOZ
Les Editions de Minuit, 1999, 252 pages
Prix Goncourt 1999
Félix Ferrer, séducteur quinquagénaire au système cardiaque peu brillant et propriétaire d'une galerie d'art moderne sur le déclin, s'en va. Il quitte sa femme pour en rejoindre une autre.
Il abandonne Paris six mois plus tard et embarque à bord d'un bateau pour une expédition dans le Grand Nord canadien, à la recherche d'objets d'art inuit, enfouis dans une épave échouée sur la banquise. En effet, sur les conseils en investissement de son informateur et assistant Delahaye, Ferrer se décide à aborder l'art ethnique, plus à la mode que la peinture moderne.
Il rentre à Paris avec son trésor inuit qui vaut une petite fortune. Quelques jours après son retour, les antiquités disparaissent mystérieusement...
Ferrer, de nouveau victime d'alertes cardiaques, se réveille un jour à l'hôpital. Son regard se pose sur une belle jeune femme. Cette fois-ci, de façon surprenante, elle ne l'attire pas...
Mon avis :
pourquoi lire le Prix Goncourt 1999 maintenant ? Mon mari et moi avions offert à Noël 99 ce livre aux grands-parents de mon chéri. Et puis ceux-ci sont décédés cette année à peu de mois d'écart. La succession se règle et les nombreux livres qu'ils possédaient sont partagés entre les enfants. Sur 2 livres, les grands-parents avaient écrits nos prénoms, pour se rappeler qui leur avaient offert. Et ces livres nous sont revenus (l'autre est un Amélie Nothomb que j'avais déjà lu).
Un livre sur la crise de la cinquantaine et celle de l'art contemporain, par la même occasion.
La vie d'un homme qui a perdu ses repères et qui cherche de la nouveauté partout.
Un bon Prix Goncourt qui se lit bien et rapidement. Interessant, sans plus.
dimanche 6 septembre 2009
Seul le silence - Roger Jon ELLORY
Sonatine, 2008, 504 pages
1939, Joseph Vaughan a 12 ans quand le premier meurtre de petite fille a lieu dans sa petite ville d'Augusta Falls, en Georgie (Etats-Unis). Son père est décédé depuis peu et il vit seul avec sa mère.
Quelques mois plus tard, un second meurtre a lieu, puis il découvre le troisième cadavre. Il fait alors le serment de découvrir qui est l'auteur de ces meurtres odieux où des petites filles sont découpées en morceaux. Avec les garçons de la ville, ils forment la bande des "Anges gardiens" afin de protéger les filles. Mais le sheriff les découvre et leur ordonne d'arrêter.
Les meurtres continues, au fil des ans, mais la guerre fait rage en Europe, et les voisins allemands deviennent des cibles faciles. Une nuit, leur maison prend feu, et leur fille est tuée dans l'incendie.
Puis les années passent, et la mère de Joseph devient folle, est placée en hôpital psychiatrique. Joseph vit de petits boulots jusqu'à ce que sa femme, Alexandra, décède accidentellement lors d'une chute d'escaleirs, enceinte de 8 mois.
Alors Joseph décide de partir pour New York et de devenir écrivain. Mais le destin le rattrape et sa seconde maîtresse, elle aussi enceinte, est retrouvée morte. Tout accuse Joseph qui passera plus de 10 ans en prison, sans jamais oublier sa promesse de retrouver le meurtrier des petites filles de Georgie.
Mon avis :
c'est un roman policier qui n'en est pas un. Plutôt la naissance d'un écrivain, avec en toile de fond les assassinats.
Petit à petit, on se prend à soupçonner tout le monde dans la ville, y compris le narrateur, sauf peut-être le réel coupable dont le nom ne sera donner qu'à la fin.
D'ailleurs, j'ai eu un peu hâte que le roman se termine, au bout de 500 pages, pour enfin connaître le nom du meurtrier.
L'avis (plus enthousiaste) d'Ys qui s'est laissée porter par la narration,
alors que je suis restée distente jusqu'au bout.
dimanche 5 avril 2009
A la une, à la deux, à la mort - Janet EVANOVICH
Payot, 2000, 248 p.
Stéphanie Plum est une chasseuse de prime dont la mission, cette fois-ci, est de retrouver Oncle Mo, qui ne s'est pas présenté pour sa comparution devant le tribunal.
Sauf qu'oncle Mo a disparu... et tout le monde dans la ville s'accorde à dire que ce vendeur de bonbons mariés à son magasin n'a rien à se reprocher. Un homme sans histoire, mais introuvable.
Et sur la route de Stéphanie, les cadavres pleuvent dans des circonstances plutôt bizarres...
Mon avis :
Un policier qui ne se prend pas la tête, où les cadavres invraissemblables pleuvent, mais où l'humour n'est pas franchement le point fort.
Un livre décontracté, toutefois.
dimanche 8 mars 2009
Les années - Annie ERNAUX
Les années
de Annie ERNAUX
Il y avait longtemps que je n'avais pas lu cette auteure, et je dois dire que ce livre m'a réconciliée avec elle.
La narratrice nous raconte les années d'enfance, puis d'adolescence et enfin l'âge adulte d'une femme née dans les années 1940.
De la mode aux discutions de famille en passant par la politique et l'actualité, les années d'après-guerre jusqu'à nos jours sont racontés sur un mode impersonnel mais plein des sentiments de cette femme qui a traversé sa génération, comme beucoup d'autres.
Un très beau livre dont la musique vous suit.
Une citation emblématique de la démarche de l'auteur : "sauver quelque chose du temps où l'on ne sera plus jamais"
mardi 7 octobre 2008
Un miracle en équilibre de Lucia ETXEBARIA
Editions Héloïse d'Ormesson, 2006, 414 pages
La narratrice raconte à sa fille qui vient de naître pourquoi elle a choisi d'avoir un enfant. Elle passe donc en revue l'histoire de sa famille, du coup, elle s'apperçoit qu'elle ne sait rien de sa mère ; et de sa propre vie, qui tourne autour de cette drogue légale qu'est l'alcool...
Mon avis :
Un peu long, au début un peu glauque, pas très optimiste : passable.

















